Philipon, François
Biographie
Né le 24 brumaire an II (14 novembre 1793) (mais le 15 novembre 1792 in Archives nationales F/1dIII/39) à Vallière (Creuse), fils de Philipon, Léonard et de Dabrujeaud, Marie, son épouse. Compagnon maçon. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la hanche gauche. Il fut soigné par le docteur Pichot, Jacques, François, médecin à Bercy, et au sujet duquel le maire de Bercy avait délivré le certificat suivant : « Nous, soussigné, maire de la commune de Bercy, certifions qu’il est à notre parfaite connaissance que M. Pichot, Jacques, François, ex-chirurgien de l’artillerie à cheval de l’ex-garde impériale, chevalier de la Légion d’honneur, docteur en médecine de la faculté de Paris, membre du conseil municipal et médecin du bureau de bienfaisance de cette commune, y demeurant, a traité et soigné gratuitement jusqu’à leur parfaite guérison, les nommés Piganiol (voir Pigagnole, Clément), Philippon, Peignié (voir Peigné, Jean, Théodore), Chavoin (voir Chavoin, Nicolas), Gallois (voir Gallois, Jean, Marin), Barrouin (voir Barroin, Simon, Auguste), Personnet (voir Personnet, Jacques) ; lesquels font partie des onze habitants de cette commune qui ont été blessés en combattant pour la cause de la liberté dans les mémorables affaires de juillet 1830. Que nous avons été témoin du zèle assidu avec lequel il a traité lesdits blessés, leur fournissant à ses frais linge, charpie, drogues, etc., que, sous ce rapport, il a acquis des droits à leur reconnaissance et à la nôtre et nous nous faisons un plaisir de lui en donner ici un témoignage particulier. » Il reçut un secours de deux cents francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement (sous le nom de Philippon, François auprès de la mairie in Archives de Paris VD6 471 n° 5, mais son nom sur les listes officielles de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 est rayé avec l’apostille double emploi)). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 2 avril 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la hanche du côté gauche, de la partie supérieure de la fosse iliaque externe vers la partie supérieure de la région iliaque du ventre ; blessure guérie mais avec disposition à une hernie par l’ouverture de sortie de la balle. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de cinq cents francs auprès de la Commission des récompenses nationales de la sous-préfecture de Sceaux. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il fut nommé porte-drapeau du bataillon de la garde nationale de Bercy. Il reçut, en tant que décoré, une gratification de vingt-cinq francs à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, en juillet 1833. Il mourut le 11 avril 1834 à Bercy ; son certificat de décès fut signé par le docteur Morisson (voir Morisson, François, Marie). Il laissait une veuve, Picon, Marie, qu’il avait épousée le 2 mars 1820 à Vallière ; sur l’acte de mariage, Philipon, François est indiqué comme le fils de Philipon, Léonard et de feue Dabrujeaud, Marie ; Picon, Marie est indiquée comme née le 21 brumaire an IX (12 novembre 1800) à Saint-Séverin commune de Vallière, fille de Picon, Jacques, maçon, et de Moreau, Marguerite, son épouse. Il laissait cinq enfants : Jérôme, Joseph, né le 8 septembre 1822 à Vallière, Françoise, Julie, née le 4 novembre 1824 à Vallière, Rose, née le 5 juillet 1829 à Paris, Anne, Antoinette, née le 1er août 1831 à Bercy, Jean-Baptiste, François, né le 3 avril 1834 à Bercy (Seine), quelques jours à peine avant la mort de son père. La veuve demanda, infructueusement, la réversibilité de la pension, la mort de son mari ayant été due aux suites des blessures qu’il avait reçues et sa vie, depuis la révolution de Juillet n’ayant, selon elle, « été qu’une longue agonie » ; elle joignait à sa demande un certificat médical qui attestait que la mort de Philipon était due à ses blessures de juillet. Le maire de Bercy fournit le certificat suivant : « Philipon était un pauvre ouvrier maçon, très honnête homme, très tranquille, aimé et estimé de tous ses voisins et de tous ceux qui le connaissaient. » Elle retourna vivre à Vallière avec ses cinq enfants. Elle reçut un secours de deux cents francs en 1834. En 1835, le maire de la commune de Vallière fournit l’attestation suivante : « La position de l’exposante est des plus affreuses. Retirée avec ses cinq enfants dans cette commune dont elle était ainsi que son mari originaire, elle n’y a même pas un abri ; sa famille, qui est dans la misère, ne peut l’aider et sa seule ressource est l’aumône car elle ne peut travailler, obligée de garder ses enfants. » Elle reçut un autre secours de deux cents francs en 1836. Philipon demeurait à Vallière en 1820 ; 152, rue de la Mortellerie en 1829 ; barrière de Reuilly à Bercy en 1830-1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 70 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales (son nom est absent comme médaillé des listes du Moniteur universel), Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 113 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 3e classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes de l’arrondissement de Sceaux lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 114 (sous le nom de Philippon, François) ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des décorés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 13, lettre du maire de Bercy en date du 30 juillet 1833 ; Archives de Paris VK3 50 in dossier Pichot, Jacques, François ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIIe arrondissement (bien né le 15 novembre 1798 à Vallière et demeurant barrière de Reuilly mais son nom est rayé avec l’apostille double emploi) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux (sous le nom de Philippon, François) ; Archives nationales F/1dIII/46 in dossier Bourjard, F/1dIII/71 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIVe arrondissement, arrondissement de Sceaux, blessés de 3e classe.