Philippe, Pierre
Biographie
Né le 3 octobre 1789 (mais le 3 octobre 1791 in Archives de Paris VK3 37) à Paris. Ancien militaire, devenu jardinier et maraîcher. Le 7 septembre 1830, il adressa la lettre suivante au préfet de la Seine : « Honoré des suffrages de mes concitoyens, je suis appelé à faire partie de la garde nationale ; mais la position dans laquelle je me trouve ne me permet pas de faire les frais d’un uniforme ; en conséquence, je viens plein de confiance en votre justice, vous supplier, monsieur le préfet de prendre en considération la demande d’un ancien militaire en mettant à ma disposition une somme suffisante pour me faire habiller de manière à pouvoir faire partie de la garde nationale. » Il était porteur du certificat suivant : « Nous, maire de ladite commune […] certifions que, d’après les renseignements que nous avons pris et ceux qui nous sont parvenus, le sieur Pierre Philippe, jardinier-maraîcher, caporal de la 1re compagnie de la garde nationale de cette commune, père de six enfants en bas âge, s’est trouvé à toutes les attaques pendant les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet dernier. Son patriotisme lui ayant fait oublier sa nombreuse famille, il a généreusement exposé sa vie pour la défense de nos droits. Dans la journée du 29, il était à la caserne de Babylone, sous le commandement de M. Lafayette jeune (voir Lafayette, Georges), qui, trouvant en lui un ancien militaire, lui a remis le commandement d’un peloton. Il était aussi à la prise de l’Ecole militaire, où il a concouru à la prise d’une forte pièce d’artillerie, conduite chez M. Fondary, maire de la commune de Vaugirard. Il a, seul, arrêté et conduit au poste de la barrière d’Enfer quatre soldats du 2e de la garde royale, envoyés de Saint-Cloud pour éclairer la marche des Suisses sur la route d’Orléans. Enfin, pendant les événements, il s’est conduit avec un zèle et un courage dignes des plus grands éloges. » Signé, le 7 septembre 1830, le maire de Montrouge. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la sous-préfecture de Sceaux. Il reçut un total de deux cents francs de secours auprès de la sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Sa médaille lui fut remise le 8 juillet 1831. Il demeurait à Montrouge en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 ; Archives de Paris VK3 37, dossier Médailles ; Archives de Paris VK3 50 (deux dossiers à son nom) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux et état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux.