Philippe, Pierre, Jacques
Biographie
Né le 7 septembre 1788 à Pont-Audemer (Eure). Ancien militaire, devenu cordonnier. Il fut blessé à la jambe par la chute d’un pavé. Sa femme enceinte, déjà père de deux enfants, il reçut un secours de cent vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut un secours de trente francs, le 11 septembre 1830, un secours de vingt francs, le 28 septembre, un secours définitif de cent francs, le 13 octobre 1830, un secours de vingt-cinq francs, le 19 août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 15 septembre 1831, un secours de cent francs, le 20 septembre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 17 février 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de déchirure à une cicatrice ancienne située à la partie inférieure et interne de la jambe droite, déchirure attribuée par le malade à la chute d’un pavé, aujourd’hui guérie, avec un peu de difficultés et de gêne dans les mouvements. » Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de trois cents francs versés sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de trois cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut, en tant que blessé mais non décoré, un secours de cinquante francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Le 24 octobre 1831, il sollicita la décoration auprès du roi. En 1832, un boulanger, Müller, demeurant 270, rue Saint-Denis, écrivit au maire du (ancien) VIe arrondissement pour se plaindre dans ces termes à son sujet : « Le nommé Philippe, cordonnier-bottier, demeurant cour des Enfants-Bleus rue Saint-Denis, n° 268, lequel est pensionné de Juillet est son débiteur de la somme de 41 francs et 45 centimes pour pain qu’il lui a fourni dans le courant de l’an 1829, suivant mémoire arrêté en février 1830. Il vous supplie en conséquence, monsieur le Maire, de vouloir lui retenir ladite somme sur ce qu’il lui est alloué par la Commission des récompenses, afin qu’elle lui soit versée, espérant tout de vos bontés, le réclamant à l’honneur (…). » Müller et Philippe furent convoqués devant le juge de paix, le 7 mars 1832, mais le boulanger Muller fit défaut. En 1843, les renseignements de police recueillis sur son compte rapportaient : « Il est père de deux enfants et comme il est séparé d’avec sa femme il se trouve seul pour subvenir à leurs besoins ; sa position paraît nécessiteuse ; mais peut-être faut-il attribuer ses malheurs à son goût immodéré pour la boisson. Toutefois il passe pour un honnête homme. » Il reçut quarante francs de secours en 1845, vingt-cinq francs en 1846, la même somme en 1847. Il avait épousé Anfray, Marguerite, Adélaïde, le 2 mai 1815 à Pont-Audemer. Il demeurait 268, rue Saint-Denis en 1830-1831 ; cour des Bleus, passage de la Trinité en 1831 ; 48, rue de la Goutte-d’Or de 1843 à 1845 ; 27, rue des Couronnes à La Chapelle-Saint-Denis en 1846 puis 18, rue Saint-Sauveur à l’hôpital. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 69 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du VIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 76 ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés indemnitaires un an), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des indemnités définitives, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an ; Archives nationales F/1dIII/71 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIe arrondissement, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe.