Pichot, Jacques, François
Biographie
Né le 25 avril 1791 à Paris. Médecin, chevalier de la Légion d’honneur (absent de la base leonore de la Légion d’honneur). Il était porteur du certificat suivant, signé le 15 janvier 1831 par le maire de la commune de Bercy : « Nous, soussigné, maire de la commune de Bercy, certifions qu’il est à notre parfaite connaissance que M. Pichot, Jacques, François, ex-chirurgien de l’artillerie à cheval de l’ex-garde impériale, chevalier de la Légion d’honneur, docteur en médecine de la faculté de Paris, membre du conseil municipal et médecin du bureau de bienfaisance de cette commune, y demeurant, a traité et soigné gratuitement jusqu’à leur parfaite guérison, les nommés Piganiol (voir Pigagnole, Clément), Philippon (voir Philipon, François), Peignié (voir Peigné, Jean, Théodore), Chavoin (voir Chavoin, Nicolas), Gallois (voir Gallois, Jean, Marin), Barrouin (voir Barroin, Simon, Auguste), Personnet (voir Personnet, Jacques) ; lesquels font partie des onze habitants de cette commune qui ont été blessés en combattant pour la cause de la liberté dans les mémorables affaires de juillet 1830. Que nous avons été témoin du zèle assidu avec lequel il a traité lesdits blessés, leur fournissant à ses frais linge, charpie, drogues, etc., que, sous ce rapport, il a acquis des droits à leur reconnaissance et à la nôtre et nous nous faisons un plaisir de lui en donner ici un témoignage particulier. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la sous-préfecture de Sceaux (sous le seul nom de Pichot sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et sur celles de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Il signa, le 11 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Pigagnole, Clément : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, chevalier de la Légion d’honneur, certifie que le sieur Pigagniol, cordonnier, demeurant à Bercy, a reçu plusieurs coups de feu dans la journée du 29 juillet dernier ; l’un d’eux a nécessité l’amputation du bras droit et l’autre a labouré le pied droit dans l’étendue comprise entre la malléole interne et les orteils. Ces blessures graves sont en voie de guérison mais celle du pied se fera plus longtemps attendre, attendu que les os du métatarse ont été lésés. ». Il signa, le 31 août 1830, le certificat suivant en faveur de Peigné, Jean, Théodore : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, chevalier de la Légion d’honneur, certifie que le nommé Peigné, demeurant à Bercy, a reçu trois coups de feu au bras droit et un coup de baïonnette dans l’hypochondre droit pendant la journée du 29 juillet dernier, ainsi que le prouve un certificat que je lui ai délivré et qui a été légalisé à la mairie de Bercy. Les blessures sus énoncées donnent au sieur Peigné des droits aux secours accordés aux personnes qui se trouvent dans sa position. » Il était alors chirurgien-major de la IVe légion de la banlieue. Il délivra, en date du 14 mars 1831, un certificat attestant que Chavois, Marie, Jeanne, Adélaïde, la mère de Morel, Etienne, Charles, tué dans les combats de Juillet, était « atteinte depuis plusieurs années d’un catarrhe pulmonaire qui s’exaspère sous l’influence d’une température froide et humide et met, alors la malade dans l’obligation de garder le lit. Elle est de plus sujette à des douleurs rhumatismales dont le siège est plus ordinairement dans les muscles du bras et de l’épaule droite. Cette double affection met fréquemment la veuve Morel dans l’impossibilité de se livrer au travail, son seul moyen d’existence pour elle et pour sa nombreuse famille, et sa position est d’autant plus nécessiteuse que le fils qu’elle a perdu dans les glorieuses journées de Juillet était son principal appui ». Le maire de la commune de Bercy, en date du 17 mars 1831, lui délivra un certificat attestant que, restée veuve avec huit enfants dont trois étaient encore à sa charge, privée désormais de l’aide de son fils, elle n’avait « plus que son travail pour élever et nourrir sa famille et se trouve dans une situation pénible et nécessiteuse ». En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Sa médaille lui fut remise le 8 juillet 1831. Il demeurait 36, rue de Charenton à Bercy en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 ; Archives de Paris VK3 37, dossier Médailles ; Archives de Paris VK3 50 (sous le nom de Pichot, Jacques, François), idem in dossier Peigné, Jean, Théodore ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Morel, Etienne, Charles ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Pigagnole, Clément.