Pierron, Claude, Jacques
Biographie
Né le 4 thermidor an III (18 juillet 1795) à Verdun (Meuse). Ancien sous-officier de l’ancien 5e régiment de hussards. Courtier ou négociant en vins. Il « a attaqué, à la tête d’une quinzaine de citoyens, un bataillon du 1er régiment de la garde royale, a fait mettre bas les armes à une compagnie dont le capitaine lui a rendu son épée. Un général de la garde, s’apercevant de ce mouvement, s’avance, ordonne au reste du bataillon de faire feu sur le peuple, fait saisir le sieur Pierron, et commande de le fusiller à l’instant même. Les citoyens font alors une décharge et délivrent l’ex-sous-officier. Ce trait est attesté par M. Louis Roland, marchand de vins, rue Geoffroy-Lasnier, n° 27, et M. Baudoux, commissionnaire de roulage, rue Saint-Antoine, n° 27 ». Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet (par erreur sous le nom de Pierron, Charles in Archives de Paris VD6 3 et idem VD6 482 n° 3) auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il comparut, le 5 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IXe arrondissement, pour attester « avoir parfaitement connu le sieur Liévain, Marie Bergeret (voir ce nom) […] et savoir, les sieurs Perdriset et Pierron, que ledit sieur Bergeret, le 28 juillet dernier entre 5 et 6 heures du soir, étant armé d’une épée, a été frappé d’une balle dans la poitrine, rue Saint-Antoine vis-à-vis leur domicile, qu’ils l’ont vu tomber par suite du coup qu’il venait de recevoir et qu’étant parterre il est décédé sans donner aucun signe de vie après le coup qu’il avait reçu ». De la même manière, il combattait au côté de Bergeret, le 28 juillet rue Saint-Antoine, quand ce dernier tomba mort atteint d’un coup de feu. Il comparut, le 10 avril 1831, devant le commissaire de police du quartier de l’Hôtel de ville, pour attester l’« avoir vu tomber et mourir d’un coup de feu, dans la rue Saint-Antoine, […] lequel combattait à leur côté pendant la journée du 28 juillet ». En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 44, rue Saint-Antoine (44, rue Geoffroy-Lasnier in Archives de Paris VD6 482 n° 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 ; mais 36, rue Saint-Antoine in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/82 ; 36, rue Saint-Antoine et aussi 44, rue Geoffroy-Lasnier in F/1dIII/38 A ; bien 44, rue Saint-Antoine quand il comparut devant le juge de paix pour attester le décès de Bergeret, Lievain, Marie) en 1830-1831. Le Constitutionnel, 2 août 1830 ; Evénements de Paris des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830, par plusieurs témoins oculaires, Paris, imprimerie et fonderie de Fain, 1830, p. 118 ; La Liberté reconquise ou histoire complète et détaillée de la révolution de Paris en juillet 1830, J.-B. Ambs, troisième édition revue et corrigée, Paris, Terry jeune, libraire, Palais-Royal, galerie de Valois, n° 185, 1830, p. 159-160 ; Histoire de la révolution des quatre-vingt-seize heures, de ses causes et de ses effets, Auguste Imbert, 2e édition, Paris, Guyonnet éditeur, 1830, p. 119 ; Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, p. 77, 113 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, Nom des personnes qui se sont distinguées dans les mémorables journées p. 276 ; Evénements de Paris des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830, par plusieurs témoins oculaires, cinquième édition, Paris, Audot libraire, 1830, p. 152-153 ; La Quinzaine mémorable. Evénements arrivés à Paris du 26 juillet au 9 août 1830, avec la nouvelle charte constitutionnelle adoptée le 7 août ; ouvrage dans lequel on trouvera de nombreux faits avérés mais peu connus, Simon Blocquel, Paris, Delarue, s.d. p 83 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IXe arrondissement ; Archives de Paris VD6 482 n° 3, mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (je l’ai deux fois sur ces listes et aux deux adresses différentes) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IXe arrondissement (bien sous le nom de Pierron, Claude, Jacques) ; Archives nationales F/1dIII/44 in dossier Bergeret, Lievain, Marie ; Archives nationales F/1dIII/82, état des personnes résidant dans l’étendue du (ancien) IXe arrondissement de Paris, qui ont obtenu la médaille de Juillet et auxquelles, à l’occasion des trois journées de Juillet, il a été accordé une somme de vingt-cinq francs.