Plateau, Jean, Adrien, Isidore
Biographie
Né le 27 février 1795 à Paris, fils de Plateau, Isidore, entrepreneur de maçonnerie et qui fut chargé de la construction de la colonne de la place Vendôme, décédé en 1830. Il a adressé la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Le soussigné […] a l’honneur de vous exposer qu’établi à Paris depuis plusieurs années, il fit partie de la Xe légion de la garde nationale jusqu’à son licenciement, comme caporal de grenadiers, où, par sa conduite et son zèle, il mérita d’être mis à l’ordre du jour ; que par suite de la perte de son établissement il était réduit à exercer l’état d’ouvrier peintre en bâtiment lorsqu’éclata la révolution de Juillet et prit une part active aux journées des 27, 28 et 29 juillet sur divers points de la capitale et rentra ensuite dans ses foyers, pensant pouvoir de nouveau se livrer à ses travaux ; mais la stagnation complète des affaires l’ayant réduit au dénuement, il a l’honneur, messieurs, de vous soumettre sa demande, invoquant de vous quelque bienveillance en faveur du nom de son père et de ses opinions personnelles, il sollicite de vous la place de concierge de la colonne, dont mieux que personne il peut démontrer la construction ; à défaut de cet emploi, une place dans la douane, à l’octroi de Paris, ou sergent de ville ou enfin de sous-officier de la garde municipale à cheval, fonctions dont il est capable de s’acquitter, ayant servi dans les dragons jusqu’au 20 octobre 1820. » Sa demande était apostillée par Cyvot (illisible), ex-officier de la VIIIe légion de la garde nationale, capitaine au 1er régiment des Volontaires de la Charte et capitaine rapporteur au conseil de discipline dudit régiment, membre de la commission établie à Ruelle et de celle nommée par le préfet pour la liquidation des volontaires de la Charte, et qui déclarait : « Je, soussigné, déclare qu’il est à ma connaissance que le sieur Plateau parcourait dès le 28 les rues de Paris, armé d’un fleuret débouté (lire déboutonné, N.D.A.) et qu’il s’est porté partout où le danger était le plus imminent. Ses opinions et son courage me paraissent mériter quelques égards. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté au 55e de ligne. Il demeurait 6, rue des Canettes en 1830. Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers.