Poinsignon
Biographie
Propriétaire. Dans une lettre que Douelle adressa à la Commission des récompenses nationales, et que Poinsignon apostilla (ce n’est pas la signature de Poinsignon, Joseph), pour faire valoir ses propres droits, Douelle relatait les faits suivants et qui concernaient Poinsignon : « [Le 29 juillet] Je me suis empressé d’armer le nommé Poinsignon, propriétaire, qui s’est battu en brave défenseur de nos libertés contre les chasseurs à cheval de la Garde royale qui voulaient franchir nos barricades et nous écraser […]. » Il signa (ce n’est pas la signature de Poinsignon, Joseph) le certificat établi en faveur de Forestier, Alexis, attestant que ce dernier s’était battu avec sang-froid et courage. Il signa (ce n’est pas la signature de Poinsignon, Joseph), le 15 juin 1831, le certificat suivant en faveur de Helffer, Jean, Antoine, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, domiciliés à Chaillot (ancien) Ier arrondissement de Paris, certifions à qui il appartiendra que M. Jean, Antoine Helffer, cordonnier, demeurant à Chaillot, rue dudit lieu n° 37, a pris une part active aux événements des trois mémorables journées de juillet 1830, qu’il s’est battu au château de Rome et a montré une vigoureuse résistance aux troupes royales qui s’opposaient à la conquête de la liberté, notamment au capitaine Mottu, du 1er régiment, qu’il a tenu couché en joue, en le sommant de se rendre et par qui il a failli être tué ; enfin qu’il a été vu partout où le danger l’appelait et n’a posé les armes qu’alors que toute défense était inutile. En foi de quoi, voulant rendre hommage à la vérité et à la courageuse conduite du sieur Helffer, nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir au besoin. » Archives de Paris VD6 92 dossier Douelle, Dominique, Nicolas, idem in dossier Forestier (ce n’est pas la signature de Poinsignon, Joseph), Alexis (ce n’est pas la signature de Poinsignon, Joseph) ; Archives de la préfecture de police AA 392 in dossier Helffer, Jean, Antoine (ce n’est pas la signature de Poinsignon, Joseph). Voir Ponsignon, Juvin ? Il signe bien Poinsignon. Il y a dans Archives de Paris DM13 1 in dossier Venard, Pierre, Anthelme, le récit suivant qui le concerne peut-être (en tout cas même rue) : « […] Peu de temps après, le sieur Venard contribua à désarmer cinq ou six Suisses qui venaient de tuer à la baïonnette sur le boulevard Bonne-Nouvelle un jeune homme nommé Patureau (voir Paturaud, Silvain), qu’il avait eu occasion de voir chez le sieur Ponsignon, traiteur rue de la Harpe. Le peuple, furieux, saisit leurs armes et deux furent frappés de mort sur l’endroit même, les autres se réfugièrent dans les maisons les plus voisines, où ils furent poursuivis […]. » Il y a in Archives nationales F/1dIV/P/9 Récompenses honorifiques un Poinsignon, Louis, demeurant 3, rue du Petit-Reposoir en 1820, 37, rue des Vieux-Augustins en 1829 qui sollicita, en 1820, la décoration de la Légion d’honneur, « comme volontaire royal à l’ex-bataillon de l’Ecole de droit et sous-officier au régiment de la Couronne en Belgique », ajoutant dans sa demande adressée au roi : « Rentré dans le civil mais néanmoins me réservant d’être toujours prêt à compter dans les rangs des défenseurs de la monarchie, dont je m’honore depuis le 31 mars 1814 de n’être pas étranger aux circonstances qui ont exigé du dévouement à Votre Auguste Personne ». Il signait sa demande comme « porté sur les contrôles de l’armée royale en Belgique et breveté de S.A.R. Mgr le duc de Berry, commandant en chef cette armée ». Il renouvela sa demande en 1829, demande sur laquelle l’administration avait porté cette remarque : « Le ministère de la Guerre ne peut donner la croix pour une campagne quand il demande vingt-cinq ans aux militaires. »