Poinsignon, Joseph

Biographie


Né vers 1799 à Soissons (Aisne). Chaudronnier. Il s’illustra au pont d’Iéna, aux Champs-Elysées et sur les quais. Il remit trop tard ses pièces à la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la décoration de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, habitants de Chaillot et de Passy, conjointement avec les blessés des mémorables journées de juillet 1830, certifions à qui il appartiendra et pour rendre hommage à la vérité que le nommé Poinsignon, Joseph s’est distingué d’une manière toute particulière dans la journée du 29 juillet 1830 au pont d’Iéna, où plusieurs de ses camarades ont été blessés, qu’il a en outre désarmé plusieurs soldats pour procurer des armes à ceux qui prenaient part comme lui à la cause de la nation. Nous attesterons de plus qu’il a coopéré avec enthousiasme à maintenir l’ordre public et enfin qu’il a pris une part active à la cause sacrée de la liberté. » Signé, le 28 juin 1831 : Chastelus (voir Chastelus, Claude, Marin) « blessé le 29 à son côté » ; D’Hiver (voir D’Hiver, Claude, Etienne) blessé ; Meneray (voir Meneray, Aristide, Jean, Nicolas) ; Gayet, blessé ; Corréa (voir Correa, François, Borghia) ; Guilloteaux, capitaine de voltigeurs ; Vallée ; Fleury ; Corneille, sergent de voltigeurs au 4e bataillon de la ... légion de la garde nationale ; Beaumont, propriétaire ; P...zat ; Dufié, Auguste, lieutenant de voltigeurs. Il signa, le 25 juin 1831 (et comme propriétaire), le certificat suivant en faveur de Chastelus, Claude, Marin, pour attester sa participation aux combats et la blessure qu’il avait reçue : « Les soussignés, habitants de Chaillot et de la commune de Passy, certifient à qui il appartiendra, pour rendre hommage à la vérité, que le sieur Claude Marin Chastelus, […] s’est distingué d’une manière toute particulière dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, pendant lesquelles il n’a pas quitté les armes et qu’il s’est posté où il y avait le plus grand danger, principalement à la tête du pont d’Iéna où il a été blessé grièvement. » En 1831, il était caporal de voltigeurs au 4e bataillon de la Ire légion de la garde nationale. Il demeurait 1, impasse de la Croix-Boissière en 1831. Archives de la préfecture de police AA 408 ; Archives nationales F/1dIII/49 in dossier Chastelus, Claude, Marin

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