Post, Théodore, Joseph

Biographie


Né le 11 mars 1799 à Coulommiers (Seine-et-Marne). Maître d’armes. Il est répertorié (sous le numéro 511) dans la liste des demandes de récompenses honorifiques posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Son nom (toujours sous le numéro 511) est sur une liste alphabétique du (ancien) XIIe arrondissement de blessés qui comparurent devant le jury médical. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. On trouve cette note le concernant dans les délibérations du comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas : « Ex-maître d’armes, aujourd’hui adjudant sous-officier dans la garde municipale ; homme sur le compte duquel on s’exprime d’une manière peu satisfaisante. Il semble que c’est à regret que l’on convient du zèle qu’il a montré en restant cinq jours de suite de garde au poste de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, comme officier provisoire de la garde nationale. Quant à ses exploits prétendus, personne ne semble y croire ; on lui reproche même des propos dont l’absurdité égalerait l’imprudence. » Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 18 avril 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 27, résistance contre les gendarmes au Palais-Royal et rue Saint-Honoré. Le 28 matin, a cherché à rassembler des amis pour venger les insultes de la veille. Il fut à cet effet chez M. Tardieu (voir Tardieu, Pierre, Antoine) [puis ensemble chez M. Salleron, N.D.A.] ; vers 11 heures, ils vinrent à la mairie et malgré M. Cochin ils s’emparèrent d’environ soixante fusils, qu’ils distribuèrent à des personnes qui partirent sans ordre pour la Grève. Il fut désigné pour chef de poste organisateur à la mairie ; il y demeura jusqu’à 9 heures. Il reçut de la poudre et la fit mettre dans les caves. Il confia la clé de la mairie à M. Hamelin (voir Hamelin, Pierre, Louis, Joseph, Michel, Ange) et il se dirigea sur la Grève. Dès 5 heures du matin, il réunit ses amis et avec sept à huit individus, il attaqua la caserne des sous-officiers. Il envoya chercher des renforts et un jeune homme polytechnicien y entra le premier. Il fut à Montaigu pour désarmer le poste. M. Maës (voir Maës, Nicolas, Joseph) y arriva et il lui laissa le commandement. Il fit porter de la poudre de l’impasse des Feuillantines à la place de l’Odéon ; chef de poste à la mairie, il fut appelé le soir à l’incendie près des Enfants-Trouvés. Il fit arrêter plusieurs voleurs. Il fut chargé par la commission municipale d’organiser les postes du (ancien) XIIe. Il reçut également l’ordre d’organiser la garde mobile. La fatigue lui avait fait gonfler les jambes, M. Branville vint le relever. A Rambouillet, il commandait un détachement. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 18 avril 1831, à six voix pour la croix, trois voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il apostilla, en novembre 1830, la demande que fit Demongeot, Sébastien (voir ce nom), blessé dans les combats de Juillet, de recevoir un habillement de garde national. Il signa, le 25 août 1830 et comme « commandant de la garde mobile », le certificat suivant en faveur de Ménétrier, Louis : « Je certifie que le nommé Ménétrier, Louis s’est battu les 27, 28, 29 juillet et que depuis ce temps il a toujours monté la garde aux Tuileries, aux barrières, que de plus il a été à Rambouillet et qu’il possède les qualités pour être admis dans la nouvelle garde municipale. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1831, il était adjudant au 2e bataillon de la garde municipale, caserné rue Mouffetard (mais à la caserne Saint-Martin in Archives de Paris VD6 639, in Archives de Paris VD6 682, in Archives de Paris VK3 17, in Archives de Paris VK3 33 jury pour lexamen des demandes de récompenses honorifiques et in Archives de Paris VK3 34). Il demeurait 27, rue de la Vieille-Estrapade en 1830 ; 161, rue du Faubourg-du-Temple ou rue du Faubourg-Saint-Denis en 1849. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des demandes de récompenses honorifiques ; Archives de Paris VK3 17, deux feuillets séparés de décorés de la Croix de Juillet auprès du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 29 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 18 avril 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 18 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/66 in dossier Ménétrier, Louis ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 74, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 84 ; Archives de la préfecture de police AA 384 in dossier Demongeot, Sébastien ; Archives de la préfecture de police AA 386 in dossier Dufrenoy, Stanislas, Joseph (où de dernier, sollicitant son entrée dans la garde municipal à pied de Paris, est indiqué comme connu de Post, adjudant). In Archives de Paris VK3 51 couverture du dossier Renaud Jacques, il y a un Post, demeurant 27, rue de la Vieille-Estrapade, sétant illustré à la Grève, au Louvre, ayant commandé un détachement à lexpédition de Rambouillet, sollicitant la décoration de la Légion dhonneur et dont les droits furent étudiés par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement.

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