Potin, Marguerite, épouse Modon
Biographie
Né le 2 décembre 1789 (bien le 2 décembre 1789 dans son acte de baptême ; mais le 2 décembre 1789 et le 3 décembre 1789 in Archives nationales F/1dIII/37) à Vanves (Hauts-de-Seine), fille de Potin, Claude et de Prière, Marie, Anne, son épouse. Blanchisseuse. Elle fut blessée d’un coup de feu qui lui traversa la joue gauche, le voile du palais, lui fractura la mâchoire du côté droit et fut retirée dans les chairs du cou. Elle fut soignée à l’hôpital de la Charité, où elle reçut la visite du général Lafayette. Ne pouvant travailler, son mari ne pouvant abandonner sa nombreuse famille, éprouvant de très grandes privations, elle sollicita, en septembre 1830, des secours. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la sous-préfecture de Sceaux. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 29 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure d’une blessure par arme à feu à la face, de la joue gauche au dessous de l’os de la pommette vers le bord postérieur de la branche de l’os maxillaire inférieur du côté droit, après avoir traversé la face d’un côté à l’autre ; blessure guérie mais avec difficultés et douleurs dans les mouvements de la mâchoire inférieure. » Elle fut classée dans la 3e classe des blessés et pensionnée de quatre cents francs (sous le nom de demoiselle Pottin, Marguerite sur les listes du Bulletin des lois). Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Elle était mère de six enfants en 1830. Elle demeurait à Vanves en 1830-1831. Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 117 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 3e classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes de l’arrondissement de Sceaux lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 114 (sous l’identité de Potin, née Mondoux, Marguerite, Françoise) ; Archives de Paris VK3 48 (sous les noms de Mondoux et Montdoux) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 (sous le nom de Pottin, Marguerite ou Potin, Marguerite, femme Mondou) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension (sous le nom de Pottin, Marguerite mademoiselle) ; Archives nationales F/1dIII/72 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIVe arrondissement, arrondissement de Sceaux, blessés de 3e classe (sous le nom de Pottin, née Mondoux, Marguerite, Françoise).