Potiron, Dominique, Henry, René
Biographie
Né vers 1790. Ancien militaire, ayant fait les campagnes depuis 1808 jusqu’à la chute de l’Empire, blessé trois fois pendant ces campagnes. Boulanger. Il aida à monter des pierres sur la porte Saint-Denis en compagnie de Mulot et Quentin, le 28 juillet ; un peu plus tard, il participait à la construction des barricades et aida à désarmer un lancier, vers 18 h 30 ou 19 heures, qui, quand on l’eut fouillé, fut trouvé porteur d’une ordonnance d’aller à Vincennes chercher des renforts et des munitions. Le 29, pendant les combats du Louvre, il fut contusionné par un coup de crosse de fusil donné par un Suisse. Le certificat médical suivant constatait les blessures qu’il avait reçues : « Je soussigne et certifie que je donne mes soins au nommé Potiron pour une hémoptysie, suite de la blessure qu’il a reçue le 29 juillet 1830. Cette maladie l’empêche de travailler et de soutenir sa famille. » Signé, le 9 août 1830 : Aublé illisible, médecin, demeurant 7 bis, rue Bergère. Marié et père de quatre enfants, il reçut un secours de cent francs en août et un autre de vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de dix francs, le 2 août 1830, un secours de dix francs, le 25 août 1830 (indiqué comme étant le deuxième et dernier secours), un secours de quinze francs, le 9 septembre 1830 (indiqué comme étant le troisième secours), un secours de quarante francs, le 18 septembre 1830 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; la mention « a combattu jusqu’à Saint-Cloud » était inscrite en face de son nom sur les registres de la mairie. En 1835, le préfet de police donnait sur lui comme renseignement qu’il était marié, père de quatre enfants en bas âge, nés entre 1819 et 1828, et ajoutait : « On ne lui connaît pas d’autres ressources que son emploi de tambour [à la IIIe légion de la garde nationale, N.D.A.] et sa position n’est pas heureuse, attendu que sa femme est malade depuis longtemps. Sa conduite est régulière. » Il avait transmis ses pièces à la société présidée par O’Reilly puisque, le 23 juillet 1835, ce dernier lui transmettait le mot suivant depuis la prison de Sainte-Pélagie : « Monsieur, J’ai l’honneur de vous prévenir que par suite des dispositions prises par l’autorité à l’égard des prisonniers politiques, j’ai été obligé de déposer les titres aux récompenses nationales dans une maison sûre. Cependant, si un certificat signé de moi, constatant votre conduite, ne peut suffire, je ferais en sorte de vous de faire tenir vos pièces le plus promptement qu’il me sera possible ou vous enverrais un avis pour venir les prendre au greffe de la prison. » Il retira, le 4 septembre 1835, les pièces qu’il avait confiées à cette Commission. Il reçut cinquante francs de secours en 1835. Il demeurait 3, rue des Petits-Hôtels en 1830, chez Pillout, Philippe, propriétaire ; 3, rue des Petits-Hôtels et 7, rue et cour des Petites-Ecuries en 1835. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 40 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 45 ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/60 in dossier Lacaine ; Archives nationales F/1dIII/72 ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives de la préfecture de police AA 408 in dossier Plessis, Louis, Philippe.