Pouig, François

Biographie


Né vers 1805, fils d’un ancien officier retraité à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Corroyeur, il était à Paris depuis deux ans, afin de solliciter un emploi dans les bureaux du gouvernement et préférablement à l’armée, emploi qu’il ne put obtenir malgré ses titres et ses services dans la trésorerie pendant la dernière campagne d’Espagne ; il fut employé comme chef de l’atelier de déblaiement des neiges, pendant l’hiver 1830. Il combattit en juillet et participa à l’expédition de Rambouillet, sous le commandement de Bayoux, élève de l’Ecole polytechnique. Il sollicita un emploi dans les subsistances militaires soit à Paris soit dans un département, ou le grade de sous-lieutenant dans un régiment ou l’emploi d’inspecteur dans la salubrité, ainsi que la décoration spéciale. Il joignait à sa demande deux certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, propriétaire de l’hôtel des bains et meublés, n° 19 [rue de Richelieu], certifie qu’il est à ma connaissance que M. Pouig, François a vaillamment combattu le 29 juillet 1830 au matin contre les Suisses et gardes royaux stationnés dans la rue de Richelieu, et par son courage et sa bravoure il s’est attiré les éloges de tous les citoyens qui étaient alors présents dans la rue de Richelieu. Je certifie en outre qu’il a toujours combattu dans les endroits les plus périlleux et qu’il a aidé à rentrer deux blessés, Hôtel des Hautes-Alpes, n° 12, rue Richelieu, l’un blessé au genou et l’autre à la cuisse. Le tout s’étant passé à mes yeux. » Signé, le 12 septembre 1830 : Fornier, propriétaire de l’hôtel des bains, 19, rue de Richelieu. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, major commandant du Louvre, en vertu des ordres de S. M. Louis-Philippe Ier, certifie que M. Pouig, Jacques, corroyeur, demeurant rue de Lourcine n° 53, s’est trouvé au poste des Tuileries dont j’avais le commandement dans les journées du 29, 30, 31 juillet, qu’il s’y est comporté avec probité et bravoure, que par ses soins plusieurs objets précieux ont été préservés du pillage et qu’enfin sa conduite lui attira les éloges du chef qui le commandait comme elle lui donne un titre à la bienveillance de ses concitoyens. » Signé, le 10 septembre 1830 : Carrel, major commandant provisoire du Louvre, Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il demeurait 53, rue de Lourcine en juillet 1830 ; 3, rue Sainte-Anne à la Cité en novembre 1830. Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de la préfecture de police AA 409 in dossier Pouig, Jacques. Nombreuses confusions avec Pouig, Jacques ?

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