Pouig, Jacques
Biographie
Né vers 1807 à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Corroyeur. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 13 décembre 1830, à aucune voix pour la croix, une voix pour la médaille quatre voix pour une mention et trois voix pour rien. Son nom est sur une liste alphabétique du (ancien) XIIe arrondissement de blessés qui comparurent devant le jury médical. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il joignait plusieurs certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, ex-maréchal des logis chef des dragons de la ci-devant garde impériale, demeurant rue de la Coutellerie n° 23, certifie que le sieur Jacques Pouig, de Perpignan, s’est fait remarquer par son courage et sa bravoure dans la journée du 28 juillet 1830, en combattant contre les Suisses dans les rues de la Vannerie, de la Coutellerie et Jean-de-l’Epine et par suite sur la place de Grève et à l’Hôtel de ville. Je certifie en outre lui avoir plusieurs fois nettoyé la lumière de son fusil, ainsi qu’à plusieurs autres et les avoir aidés de mes conseils. » Signé, le 2 août 1830 : Lefée, ex-maréchal des logis chef, demeurant 23, rue de la Coutellerie. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie qu’il est à ma connaissance que M. Pouig, Jacques, corroyeur, demeurant rue de Lourcine n° 53 (sic), vis-à-vis la rue des Bourguignons, était en faction dans le cabinet du roi lorsque je m’y suis présenté jeudi 29 juillet 1830 à 7 heures du soir pour y reconnaître les objets portés sur les inventaires du musée. Je certifie en outre que tous les objets confiés à la garde de M. Pouig ont été trouvés intacts et qu’il s’est conduit avec honneur et probité. » Signé, le 6 août 1830 : Cailleux (voir Cailleux, Alphonse, Achille, Alexandre), secrétaire général des musées, faisant fonction de gouverneur provisoire du Louvre. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je n’étais point encore chargé du gouvernement des Tuileries à l’époque où M. Pouig, de Perpignan, s’y est distingué par son courage et surtout par la probité avec laquelle il a emmené les objets remis à sa garde ; mais les certificats honorables dont il est porteur attestent suffisamment son honorable conduite et je ne puis que joindre ma recommandation à celles qu’il possède déjà pour faire obtenir à M. Pouig les récompenses qu’il sollicite. » Signé, le 11 septembre 1830 : Viollet-le-Duc. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le sieur Jacques Pouig, qui demeure chez moi rue Censier n° 16, est sorti le 27 juillet à 2 heures de l’après-midi et est rentré à minuit armé d’un fusil et qu’il est parti de nouveau avec son fusil le 28 à 7 heures du matin et il n’est rentré que le 30 au matin, blessé légèrement au bras gauche, et après lui avoir pansé sa blessure il est retourné à son poste des Tuileries. Je certifie en outre lui avoir donné plusieurs fois du linge pour arranger son bras. » Signé, le 1er septembre 1830 : Murey, demeurant 16, rue Censier. On trouve aussi dans son dossier deux certificats mais se rapportant à Pouig, François, sans doute son parent. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, propriétaire de l’hôtel des bains et meublés, n° 19 [rue de Richelieu], certifie qu’il est à ma connaissance que M. Pouig, François a vaillamment combattu le 29 juillet 1830 au matin contre les Suisses et gardes royaux stationnés dans la rue de Richelieu, et par son courage et sa bravoure il s’est attiré les éloges de tous les citoyens qui étaient alors présents dans la rue de Richelieu. Je certifie en outre qu’il a toujours combattu dans les endroits les plus périlleux et qu’il a aidé à rentrer deux blessés, Hôtel des Hautes-Alpes, n° 12, rue Richelieu, l’un blessé au genou et l’autre à la cuisse. Le tout s’étant passé à mes yeux. » Signé, le 12 septembre 1830 : Fornier, propriétaire de l’hôtel des bains, 19, rue de Richelieu. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, major commandant du Louvre, en vertu des ordres de S. M. Louis-Philippe Ier, certifie que M. Pouig, Jacques, corroyeur, demeurant rue de Lourcine n° 53, s’est trouvé au poste des Tuileries dont j’avais le commandement dans les journées du 29, 30, 31 juillet, qu’il s’y est comporté avec probité et bravoure, que par ses soins plusieurs objets précieux ont été préservés du pillage et qu’enfin sa conduite lui attira les éloges du chef qui le commandait comme elle lui donne un titre à la bienveillance de ses concitoyens. » Signé, le 10 septembre 1830 : Carrel, major commandant provisoire du Louvre, Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme sans fortune. Il demeurait 16, rue Censier (mais 42, rue Descartes et aussi 53, rue de Lourcine in Archives de la préfecture de police AA 409 et enfin chez son père, 47, rue Oblanterie à Perpignan) en 1831. Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le numéro 392) (sous le seul nom de Pouig) ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 13 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants (sous le nom de Pouig, Jacques) ; Archives de la préfecture de police AA 409. Nombreuses confusions avec Pouig, François, sans doute son parent ?