Préaux, André
Biographie
Né vers 1802 ou en 1798 in Archives de Paris VK3 33, in Archives de Paris VK3 34 et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 à Arcy-sur-Cure (Yonne). Ouvrier charpentier mais domestique sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39, in Archives de Paris VK3 33 et in Archives de Paris VK3 34. Il combattit contre les gendarmes, la garde et les cuirassiers, le 27 juillet à la porte Saint-Antoine ; puis à l’hôtel de ville jusqu’à 11 heures du matin, heure à laquelle, rendu de fatigue, il retourna chez lui pour prendre un peu de repos ; le 28 de bonne heure, il retourna à l’hôtel de ville, puis place du Châtelet, où il tira sur les Suisses. Là, il reçut deux balles, une qui lui traversa sa casquette et une autre son pantalon. Il combattit toute la journée jusqu’à 23 heures ou minuit. Le 29, il combattit d’abord au Louvre puis au Palais-Royal, rue de Valois et rue de Rohan. La victoire acquise, couvert de sang et la figure noire de poudre, il aida à transporter les morts. Dans les combats, il avait perdu au total deux vestes, un chapeau et une casquette. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Il est répertorié (sous le numéro 1044) dans la liste des demandes concernant le ministère de l’Intérieur posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 29 décembre 1830, à aucune voix pour la croix, cinq voix pour la médaille et quatre voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir un dédommagement des effets qu’il avait perdus et d’être traité comme les autres combattants de Juillet. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1831, il était domestique. En 1838, il était journalier. En 1840, suite à une demande de secours qu’il présenta, la police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Gardien au chemin de fer, […] marié, trois enfants. Il était employé au chemin de fer lorsqu’en tombant il s’est cassé le bras droit. On l’a conservé comme gardien, aux appointements de deux francs par jour. Sa femme est couturière, mais n’a pas d’ouvrage. Sa longue maladie l’a forcé de vendre ses effets et de contracter des dettes, dont il a beaucoup de peine à se libérer. Les renseignements recueillis sur son compte sont très favorables sous tous les rapports. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1840, de quarante francs en 1841 et en 1842, de vingt-cinq francs en 1843, de la même somme en 1844 et en 1845, de quarante francs en 1846 et en 1847. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, à titre de médaillé de Juillet. En 1850, les mêmes sources administratives renseignaient sur son compte : « Actuellement sans place par suite de suppression d’emploi […]. Sa bonne conduite morale et politique le recommande à l’intérêt du gouvernement. » Il reçut un secours de soixante francs en 1850, de la même somme en 1851, et de cinquante francs en 1852, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 9, rue Saint-Jean-de-Latran en 1830-1831 ; 6, place Cambrai, maison de l’épicier, en 1831 ; rue de Martre à Clichy-la-Garenne en 1838 ; 31, rue de l’Eglise aux Batignolles en 1840 ; 10, rue Salleneuve toujours aux Batignolles en 1843 ; 13, rue Saint-Etienne toujours aux Batignolles en 1845 ; 1, rue Cardinet de 1846 à 1851 ; 16, rue Cardinet en 1851 ; 1, rue Cardinet en 1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la deuxième sous le numéro 1044) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des médaillés, liste des demandes concernant le ministère de l’Intérieur ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 29 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem un feuillet intitulé Individus qui se sont présentés sans dossier ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/73 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 26 et suivantes., idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852.