Prost, Claude, Marie, Frédéric
Biographie
Né le 7 prairial an IV (26 mai 1796) à Orgelet (Jura), fils de Prost, Jean-François, lieutenant-colonel, officier de la Légion d’honneur, et de Blandin, Jeanne, Claudine, son épouse. Bachelier en Droit en 1825. Il fut blessé d’un coup de feu à la cuisse (parfois mais par erreur à la hanche) gauche, le 28 juillet sur la place de Grève. Sa blessure était attestée par plusieurs certificats médicaux. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, docteur en médecine, ancien médecin militaire des armées françaises, certifie que le mercredi 28 juillet dernier, vers les 6 heures du soir, le sieur Claude, Marie, Frédéric Prost, ancien officier d’infanterie, fut apporté au poste d’ambulance établi par mes soins dans la cour de la maison n) 4, rue de la Planche-Mibray, où demeure le commissaire de police du (ancien) VIIe arrondissement. Le sieur Prost venant d’être frappé et renversé d’un coup de feu sur le quai Pelletier en chargeant à la tête de plusieurs citoyens. Sa blessure sans être mortelle était grave, la balle avait labouré les chairs de la partie latérale supérieure et externe de la cuisse gauche et était restée logée au fond de la blessure. J’atteste en outre qu’après avoir arrêté l’hémorragie, extrait la balle et des lambeaux de vêtements et pansé la plaie, j’ai vu le sieur Prost retourner combattre à la tête de plusieurs braves qui comme lui ne craignaient pas de verser leur sang pour la patrie, la liberté et le maintien de nos droits. » Signé, le 12 août 1830 : Destrées. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, officiers de santé en chef de l’hôpital militaire d’instruction du Val-de-Grâce à Paris, certifions que M. Prost, Claude, Marie, Frédéric, natif d’Orgelet département du Jura, âgé de trente-quatre ans, ancien officier, bachelier en droit, demeurant à Montrouge et en ce moment rue d’Enfer n° 56, a été atteint dans la journée du 28 juillet au flanc gauche, d’un coup de feu, qui a fait dans cette région une plaie large et profonde, dont la suppuration se continue encore aujourd’hui et retiendra pendant quelque temps le blessé au repos et au lit. » Signé, le 14 août 1830 : Begin. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, docteur en médecine de la faculté de Paris, certifions avoir donné des soins à M. Prost, Claude, Marie, Frédéric, ancien officier d’infanterie, domicilié à Montrouge depuis le 17 août 1830 jusqu’aujourd’hui 23, pour une plaie qui résulte d’un coup de feu reçu le 28 juillet dans les affaires de Paris. Aujourd’hui, M. Prost a une plaie située à la partie supérieure et externe de la cuisse gauche, couverte de bourgeons charnus de bonne nature ; elle a environ quatre pouces d’étendue d’avant en arrière et deux pouces et demi de haut en bas. D’où nous concluons que la plaie de M. Prost ne saurait être guérie complètement avant un mois et que cependant sa situation ne fait pas présumer des accidents graves jusqu’à la guérison. » Signé, à Montrouge, le 23 août 1830 : Colas, médecin. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, docteur en médecine de la faculté de Paris, certifions que l’étendue de la plaie de M Prost a diminué à peine depuis un mois parce qu’il n’a cessé depuis quelques jours de marcher pour des affaires qu’il dit inévitables, malgré toutes les recommandations que nous lui avions faites de garder le repos absolu. » Signé, à Montrouge, le 25 septembre 1830 : Colas, médecin. Marié et père de deux enfants, il reçut un secours de quatre-vingt-dix francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Un article du Messager des Chambres n° 259, ainsi rédigé : « La mémorable semaine de Juillet a produit bien des traits de courage. Beaucoup ont été rapportés mais il en est encore qui sont restés ignorés et qui se lèvent encore nouveaux pour nous, avec les malheureux que les balles homicides retenaient depuis quarante jours sur le lit de douleur. En voici un, parvenu à notre connaissance et que nous regardons comme un devoir de rapporter. Le sieur Prost, ancien officier au 62e, demeurant à Montrouge, chargeait, le 28 juillet, à la tête d’un peloton sur les canons de la place de Grève lorsqu’il reçoit une balle dans le côté. Il continue à commander son peloton jusqu’au moment où, épuisé par la perte de son sang, il vient se faire panser rue Planche-Mibray. A peine l’appareil est-il posé qu’il apprend et qu’il voit, par la retraite précipitée qui s’opère autour de lui, qu’un mouvement de découragement s’est glissé parmi les nôtres. Il saisit un tambour, le passe autour du cou et s’élance en battant la charge. On se rallie aussitôt autour de lui, les rangs se reforment et pendant deux heures on répond au feu d’un bataillon entier. On ne se connaissait pas dans ce grand choc. On se désignait pas le premier signe apparent. Le brave Prost, qui porte lunettes, est connu dans le quartier de la Grève sous le nom de capitaine aux lunettes. Malgré sa blessure, il bivouaqua toute la nuit dans Paris et le lendemain court à la prise du Louvre. La nature avait fini ses efforts, les forces de ce brave officier étaient épuisées. On le ramène chez lui et depuis quelques jours seulement il peut quitter le lit. Seul soutien de sa famille, le sieur Prost est fils d’un ancien colonel de l’ancienne armée. Puisse la patrie ne pas oublier un aussi brave défenseur. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il adressa une lettre à Montalivet, ministre de l’Intérieur, le 15 janvier 1831, pour protester contre la situation des « quatre mille blessés [qui] se traînent mutilés sur le pavé de Paris, privés d’existence ». Dans sa lettre, il prétendait être le porte-parole de plus de cinq cents blessés et réclamait qu’on apporte à ces blessés « un prompt soulagement, en les appelant, suivant leur mérite et leurs droits, aux emplois et faveurs du gouvernement ». Il rédigea, le 15 mars 1831, le récit suivant de sa conduite pendant les combats : « Je, soussigné, déclare que le 28 juillet, étant parti de la rue Dauphine, je suis arrivé à la tête de plusieurs pelotons sur la place de Grève, entre 3 heures et demie et 4 heures, que ne pouvant pénétrer à l’Hôtel de ville et après avoir été grièvement blessé, je suis revenu sur le quai Pelletier et sur le coin où se trouve le marchand de vins ; que là j’ai exécuté pendant à peu près trois quarts d’heure un feu très vif ; que de la rue Planche-Mibray et même de l’autre côté du pont Notre-Dame, sont venus se joindre à nous plusieurs individus qui étaient en tirailleurs rue Planche-Mibray ; que forcé de quitter ma position du coin du quai Pelletier et de la Grève, je suis revenu rue Planche-Mibray, où, après avoir été pansé, et sur les 5 heures et demie, j’ai encore organisé un peloton qui a fait face aux Suisses venant de la place du Châtelet et se rendant à l’Hôtel de ville, avec lequel peloton j’ai fait le coup de feu pendant une demi-heure, trois quarts d’heure. Les Suisses passés, et épuisé par la perte de mon sang, je me suis retiré. La présente attestation faite sur l’invitation de M. Delestre (président du jury de la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement, N.D.A.). » Suit ce post-scriptum suivant : « M. Prost a été blessé sur l’emplacement même de la guillotine. Il était vêtu d’une redingote brune, il portait pour coiffure un turban tricolore et portait aussi de fortes moustaches ; m’ont fait désigné sous le nom de capitaine aux lunettes. » Son nom est sur la liste préparatoire des décorés de la Croix de Juillet de l’arrondissement de Sceaux (sous le nom de Prost, Claude, Marie, François) mais son nom n’est pas sur la liste de la Commission des récompenses nationales et sur les listes des journaux ; il a dû subir une mesure d’ajournement…). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 29 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu et en gouttière profonde, de la partie antérieure vers la partie postérieure de la hanche gauche ; guérie avec quelques difficultés et quelques douleurs. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés auprès du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de six cents versée sur deux ans. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Le 14 mars 1831, il adressa la lettre suivante au ministère de l’Intérieur : « Tant que je n’aurai pas obtenu raison pour mes camarades, je reviendrai à la charge. Monsieur votre prédécesseur m’avait promis que les hommes de Juillet allaient obtenir les récompenses dues à leurs services héroïques. Il y a de cela deux mois, les hommes de Juillet attendent encore ! La commission des récompenses nationales instituée par une loi a dû fixer l’opinion des ministres sur les récompenses à décerner, il n’y a plus qu’à prononcer, on ne prononce pas. La nation, et vous ne pouvez l’ignorer monsieur le ministre, est outragée des lenteurs qu’on apporte dans la justice à rendre à ces braves qui ont scellé de leur sang la révolution. Ceux-là qui ont versé leur sang à flots… on les repousse ! Couchés sur leurs lits de couleurs, on leur a bien tendu quelques pièces d’argent !... puis on les a oubliés !... Le gouvernement du moins, car la patrie veille sur eux comme ils veillent sur la patrie. Il faut peu de choses pour consoler un malheureux. Vous pouvez regagner votre popularité, vous pouvez appeler sur le gouvernement l’amour et l’estime des gens que vous avez tort de mépriser ou repousser. Amnistiez mes malheureux camarades, dont tout le crime est de n’avoir pu retenir un juste sentiment d’indignation. Donnez à manger à ceux qui ont faim, les souscriptions nationales vous en fournissent les moyens. Car pourquoi laisser dormir sans profit pour nous deux millions et plus dans les caisses municipales ? Placez ceux qui le méritent, enfin finissez-en avec les hommes de Juillet si vous ne voulez pas qu’ils en finissent avec vous. » Sur les informations que voulut prendre, auprès de la Commission des récompenses nationales, le ministère sur le pétitionnaire, Grau de Saint Vincent, membre de la Commission, lui donna les informations suivantes : « Le nommé Prost est un membre du jury qui sait mieux que personne à quoi tiennent les lenteurs du travail de la Commission. C’est un homme violent et turbulent, souvent impertinent, qui ne mérite aucune considération. Il ne faut faire aucun cas des pétitions dont il ne cesse d’accabler tout le monde. Du reste ce qu’il dit des souscriptions nationales est assez juste mais vous savez si nous y pouvons quelque chose. Quant au dernier paragraphe de sa lettre, rien de plus audacieux et de plus impertinent. Je pense que le plus profond mépris est toute la réponse à lui faire. » Dans sa séance du 13 avril 1831, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas, demandait, sur proposition de Brissot (voir Brissot-Thivars, Louis, Saturnin) à son égard l’ajournement de toute décision de récompense honorifique, en attendant de prendre de nouveaux renseignements sur la participation qu’il avait pu prendre aux événements de Juillet. Dans sa séance du 21 avril 1831, le même comité des renseignements, laissait au sujet de Prost, demeurant à Montrouge mais indiqué comme y étant inconnu (sans qu’on sache quelle importance on doit y attacher), cette simple mention Police, inscrite en face de son nom, sur une liste de décorés dont l’attribution d’une décoration faisait polémique ; dans un récapitulatif final on trouve aussi cette mention Police inscrite en face de son nom. Il signa, le 17 décembre 1830 et en qualité de capitaine adjoint major de la garde nationale de Montrouge, le certificat suivant en faveur de Delahaye, et qui donne de précieuses indications sur sa propre participation aux événements : « Je, soussigné, capitaine adjoint major de la garde nationale du 2e bataillon extra-muros, demeurant à Montrouge, atteste et certifie, pour rendre hommage à la vérité, que le 28 juillet dernier, le sieur Delahaye (dont je connais le nom depuis deux jours seulement) a rejoint un détachement que je commandais rue de la Boucherie, que, de là, après quelques faits particuliers inutiles à rappeler ici, il était du nombre de ceux qui m’ont accompagné à la Grève ; que là il a constamment secondé mes efforts et a été un de ceux qui ont le plus longtemps tiraillé au coin du quai Pelletier. J’atteste qu’après avoir été pansé je l’ai retrouvé au coin de la rue Planche-Mibray, où il montra ce sang-froid et ce courage qui seuls entraînent la masse et par-là il soutint le courage de ceux qui étaient prêts à céder au nombre. Les Suisses venant du Châtelet étaient déterminés et le prouvaient par le feu violent qu’ils faisaient sur nous. Là, fatigué, je fus emporté dans une maison que j’indiquais. Le 29 au matin, j’entends battre la charge rue Saint-André-des-Arts. Je me traîne à la fenêtre et je reconnais mon jeune homme de la veille : il allait au Louvre. Quelques heures après, j’apprends qu’un tambour a passé le Pont-Royal en battant la charge. Au signalement qui m’en fut donné, je crus reconnaître le sieur Delahaye, duquel je n’ai plus entendu parler que par quelqu’un chez lequel il est venu déposer une capote et un ceinturon de sabre m’appartenant ; on me dit qu’il était parti pour Rouen. Un hasard me l’ayant fait rencontrer et s’étant réclamé de moi, j’ai pris, hier, des renseignements sur le fait du Pont-Royal. M. Boudin, lieutenant de notre commune était là. Je l’ai interrogé et j’ai fait venir Delahaye en présence. Il en est résulté : que ces messieurs sont d’accord sur le fait et les détails et sur l’heure (à peu près). Seulement voici la variante : M. Boudin dit que le tambour avait sur la tête une casquette attachée par un gros nœud sur l’oreille gauche et le tambour Delahaye avait un bandeau attaché sur l’oreille gauche, pour la taille il y a identité. En résumant les renseignements sur cette dernière circonstance, je dois avouer que par sa conduite de la veille je suis fondé à croire que Delahaye a bien eu ce trait de courage mais je dois aussi dire pour obéir à ma conscience que je n’affirme rien et que je ne le présente que comme bien probable. Il ne m’appartient pas de faire valoir le courage de Delahaye dans la journée du 28, messieurs de la Commission en pressentiront facilement le motif. » Le maire de Montrouge, en date du 7 avril 1831, délivra un certificat pour attester que la position de Prost réclamait « la bienveillance et la justice de la Commission des récompenses nationales, pour une pension ». Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IXe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il joignait à sa demande un résumé du rapport de la Commission des récompenses nationales, repris dans le Messager des Chambres n° 259, et ainsi rédigé : « M. Prost, ancien officier, s’est porté les 28 et 29 juillet partout où le danger était le plus imminent. Partout il a fait des prodiges de valeur, particulièrement à la Grève, où, malgré une blessure grave, il ne discontinua pas de commander le feu. Son éducation soignée, ses antécédents lui donnent les droits les plus justes à l’intérêt de la Commission. Capable de bien remplir l’emploi qu’il sollicite de la Commission, la Commission le demande pour lui à M. le ministre de l’Intérieur. » Dans le récit que fit Simon, Jean-Baptiste, Nicolas devant la Commission des Réclamants de sa propre participation aux combats, il faisait ainsi mention de Prost « […Le 28] De là, tous ensemble et conduits par un homme que nous appelions notre capitaine aux lunettes (voir Prost, Claude, Marie, Frédéric), nous avons gagné le Pont-Neuf, où un poste du 5e régiment de ligne nous empêcha de le traverser. Nous fûmes obligés de replier sur le pont Notre-Dame, où nous avons encore trouvé une partie de ce même régiment qui voulait nous faire rétrograder mais nous le forçâmes et nous nous rendîmes la Grève par la rue de la Vannerie et nous avons, allant et venant dans les rues aboutissant à la place de Grève lâché quelques coups de fusil. J’ai vu plusieurs Suisses tués et à la fin du jour nous fûmes obligés d’évacuer par la force. Notre capitaine susnommé aux lunettes a été blessé à côté de moi ; les camarades l’ont transporté dans une maison et nous nous séparâmes […]. » En 1831 il était adjudant major de la garde nationale de banlieue. Il avait épousé Moulinet, Marie, Adèle (voir ce nom), le 11 août 1825 à Paris ; sur l’acte de mariage, Prost, Claude, Marie, Frédéric est indiqué comme le fils de feu Prost, Jean-François, décédé le 23 septembre 1823 au Bourg-lès-Valence, et de feue Blandin, Jeanne, Claudine, décédée le 14 décembre 1823 aussi au Bourg-lès-Valencere, comme étant libéré des obligations militaires par un certificat délivré le 14 juillet 1825 par la préfecture de la Drôme ; Moulinet, Marie, Adèle est indiquée comme née le 29 thermidor an VII (16 août 1799) à Valence (Drôme), fille de Moulinet, Jean-Baptiste, archiviste, et de Fournier, Jeanne, son épouse. Il demeurait 15, rue du Plâtre, quartier Saint-Jacques en 1825 ; 56 bis, rue d’Enfer en août 1830 ; 23, Grande-Rue à Montrouge (Seine) en 1830-1831 (mais une fois sur deux rue Saint-Antoine en 1831 in Archives nationales F/1dIII/37 ; mais bien au grand Montrouge in Archives nationales F/1dIII/38 A) ; 20, rue Saint-Antoine (par exemple in Archives de la préfecture de police AA 409) en 1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 40 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 45 ; Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe de l’arrondissement de Sceaux auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 92 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet de l’arrondissement de Sceaux (liste établie avant la demande d’ajournement) ; Archives de Paris VK3 29, idem séance du 13 avril 1831, séance du 15 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 43 in dossier Delahaye ; Archives de Paris VK3 50 (sous le seul nom de Prost) ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier récompenses de juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/73 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe ; Archives de la préfecture de police AA 409 (aussi sous l’identité de Prost, Frédéric) ; Archives de la préfecture de police AA 414 in dossier Simon, Jean-Baptiste, Nicolas. Il est l’auteur de Un blessé de juillet au roi, lettre remise au roi le 17 février 1831, Prost, Paris, 1831, Delaunay, libraire au Palais-Royal. Il y a un Prost, capitaine adjudant major qui signa un certificat en faveur de Boudin, Boudin, Auguste, Pierre, in Archives de Paris VK3 41. Plus photos à traiter. Il y a dans Archives de Paris VK3 54 in dossier Utinet, Richard, Etienne, cette note suivante sur Utinet (et concernant ce Prost ? ou lequel ?) : « S’est trouvé les 27, 28 et 29 à divers endroits et principalement au Louvre, où il a été blessé, a confié ses papiers au nommé Prost, adjudant-major du 3e bataillon de la IIIe légion de la banlieue (Montrouge). Ces papiers ont été remis à la Commission des récompenses nationales, établie à Vaugirard et on présume que ledit Prost en a abusé. Les originaux de ces papiers sont à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. »