Prouteau, Claude, Michel
Biographie
Né le 5 messidor an V (22 juin 1797) (mais le 4 messidor an V in Archives nationales F/1dIII/35 B et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension, in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. ; en 1796 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales) à Fontainebleau (Seine-et-Marne), de Proteau, Marie, Antoinette (fille mineure de Prouteau, François et de Lecoinre, Marie, Rose) et d’un père inconnu. Peintre en bâtiments. Il fut blessé, dans la rue Saint-Denis, d’un coup de feu qui lui brisa la cuisse gauche. Il fut soigné à l’Hôtel-Dieu. Soutien d’une famille très nombreuse (mais marié et père d’une fille âgée de trois ans in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste d’incapacité de travail), n’ayant que son état pour vivre, il reçut un secours de cent soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. La mairie indiquait ainsi la nature de ses blessures : « Coup de feu à la hanche gauche ; fracture du col du fémur ; abcès nombreux ; ankylose ou du moins gêne considérable des articulations et raccourcissement du membre ; état d’infirmité. Prouteau, ancien militaire, avait été blessé à Leipzig à la cuisse droite, qui présente une cicatrice profonde. » Sa femme, Leclerc, Françoise, Rose, qu’il avait épousée le 1er mars 1821, reçut un secours de cinquante francs, le 14 août, un secours de trente francs, le 27 août, un secours de quarante francs, le 7 septembre, un secours de cinquante francs, le 22 septembre, un secours de cinquante francs, le 5 octobre, un secours de cinquante francs, le 15 octobre 1830, un secours de cinquante francs le 3 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 15 novembre 1830, un secours de quatre-vingts francs, le 6 décembre 1830, un secours de soixante francs, le 20 décembre 1830, un secours de soixante francs, le 10 janvier 1831, un secours de cinquante francs, le 17 janvier 1831, un secours de cinquante francs, le 31 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 14 février 1831, un secours de quarante francs, le 28 février 1831, un secours de trente francs, le 14 mars 1831, un secours de soixante francs, le 28 mars 1831, un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de quarante francs, le 25 avril 1831, un secours de quarante francs, le 9 mai 1831, un secours de quarante francs, le 2 juin 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 2 juillet 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er août 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er septembre 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 11 janvier 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la hanche gauche, avec fracture du fémur à l’union du grand trochanter, du col et du corps de l’os ; blessure cicatrisée mais avec de graves accidents, avec raccourcissement et impotence du membre. En conséquence, nous estimons qu’il a été atteint d’une blessure qui a entraîné une incapacité durable et complète d’un membre et qu’il doit être rangé dans la cinquième classe des blessés. » Il fut admis dans la 5e classe des blessés et pensionné de six cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de cent vingt-cinq francs. Il reçut, en tant que décoré et blessé, un secours de cinquante francs et un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il avait un enfant de moins de quinze ans en 1830 selon les listes de la mairie. Il mourut le 21 décembre 1861 à Tours (Indre-et-Loire), laissant une veuve, sa deuxième épouse, Thomas, Marie, née vers 1814, qui, dans une demande de secours, se présentait comme « sans fortune et dans un état voisin de l’indigence ». Prouteau demeurait 250, rue Saint-Denis en septembre 1830 sur les listes du Constitutionnel ; 350, rue Saint-Denis en août, octobre et novembre 1830 sur les listes de la mairie ; 350, rue Saint-Denis (treize fois) en 1831 (mais 35, rue Saint-Denis in Archives nationales F/1dIII/39 et 350, rue Saint-Denis in Archives nationales F/1dIII/35 B et quatre fois in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, deux fois in Archives de Paris VD6 360 n° 5, III, in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. ; à Tours en poste restante en 1831 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) ; sa veuve 7, rue de la Chèvre à Tours en 1861. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 70 ; Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 319 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Paris, 1832, imprimerie royale, p. 118 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, p. 65, liste nominative des blessés de la 5e classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement p. 102 lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, mairie du (ancien) VIe arrondissement, Etat nominatif des décorés de la médaille de Juillet qui sont pensionnés ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Etat des blessés reçus dans les établissements de la 1re division des hôpitaux et hospices civils de Paris, domiciliés dans le (ancien) VIe arrondissement, idem Liste d’incapacité de travail, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés pensionnaires), idem même référence VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales, idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des blessés, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/73 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris et liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 5e classe.