Prouteau, Jean
Biographie
Né le 8 mars 1787 à Villabon (Cher), fils de Prouteau, Germain et de Ganet, Marie, son épouse. Ancien militaire, totalisant huit années de service et quatre blessures, établi commissionnaire (mais commissaire in Archives nationales F/1dIII/39). Il eut le gros orteil droit écrasé en travaillant aux barricades. Marié, sa femme infirme, père d’un enfant, il reçut un secours de quatre-vingts francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Le 12 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Moine, Jacques, Nicolas, marchand de vin, demeurant 46, rue de Cléry ; Brame, Romain, Désiré, marchand de meubles, demeurant 46, rue de Cléry ; Gérard, Isidore, charcutier, demeurant 6, rue Poissonnière. Ils attestèrent que Prouteau, Jean « a eu le pied écrasé, le 29 juillet dernier, en travaillant aux barricades, de laquelle blessure il est resté estropié ». Le 20 avril 1831, le maire du (ancien) IIIe arrondissement lui délivra un certificat pour attester qu’il était « sans ressources, ne pouvant à cause de sa blessure se livrer à aucun travail ; qu’il a sa femme à sa charge étant infirme et un enfant de huit ans et demi ». Il reçut un secours de quinze francs, le 13 septembre 1830, un secours de quinze francs, le 22 septembre 1830 (indiqué comme étant le troisième secours ; où sont les deux premiers ?), un secours de quinze francs, le 2 octobre 1830 (indiqué comme étant le troisième secours), un secours de quinze francs le 22 octobre 1830, un secours de cent francs le 17 novembre 1830, un secours de cent francs le 15 décembre 1830, un secours de cinquante francs le 15 janvier 1831, un secours de cent cinquante francs le 15 février 1831, un secours de cinquante francs le 1er mars 1831, un secours de deux cent vingt francs le 15 mars 1831, un secours de vingt-cinq francs le 1er avril 1831, un secours de vingt-cinq francs le 15 avril, un secours de vingt-cinq francs le 2 mai 1831 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement En sortant de la maison de convalescence de Saint-Cloud, il demanda à entrer à l’Hôtel des Invalides ou, sachant lire et écrire, une place de concierge. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 12 février 1831, la conclusion définitive suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’un écrasement au gros orteil du pied droit, suivi d’un érysipèle phlegmoneux et gangreneux, lequel a produit des désordres qui maintiendront Prouteau dans un état d’incapacité permanent mais incomplet. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de trois cents (trois cent cinquante in Archives nationales F/1dIII/34 et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension et dans le Tableau général des pensions) francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il signa, le 14 octobre 1830 et avec d’autres blessés depuis la maison de convalescence de Saint-Cloud, où ils séjournaient, le certificat suivant en faveur de Goldstein, Albert : « Nous, soussignés, avons l’honneur de recommander à la bienveillante justice de la Commission des récompenses nationales le sieur Goldstein, Albert, qui non seulement a donné des preuves de son patriotisme pendant la révolution mais encore nous a rendu au Constitutionnel des services pour lesquels nous sommes heureux de pouvoir en cette occasion lui donner un témoignage de notre reconnaissance. » En 1831, sa femme, née Baillet, qu’il avait épousée le 24 juin 1818 à la mairie du (ancien) Ve arrondissement de Paris, était infirme et leur enfant était âgé de huit ans et demi. En 1835, n’étant plus capable de travailler, Prouteau était entré à l’Hôtel des Invalides, sa femme, paralysée, avait été placée « par bonté du ministère de l’Intérieur » à l’hospice de La Salpêtrière et sa fille, placée dans sa famille. En 1841, il sollicita un secours « pour l’entretien de sa fille et le peu de besoin de la mère » et reçut quarante francs. Prouteau ne savait pas signer mais savait lire selon son bulletin de sortie de la Maison de convalescence de Saint-Cloud. Il demeurait 46, rue de Cléry en 1830 ; 27, rue Hauteville en septembre 1830-1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 41 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 45 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Paris, 1832, imprimerie royale, p. 117 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative blessés de la 3e classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 96 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, idem état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 6 novembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/73 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 3e classe ; Archives de la préfecture de police AA 390 in dossier Goldstein, Albert.