Quénault, Pageaut, Joachim
Biographie
En 1834, il présenta le certificat médical suivant, signé en date du 5 mars 1834, par le docteur Hoffmann, Amédée, pour se faire exempter du service militaire : « Je soussigné, médecin de la Faculté de Paris, avoir soigné en août 1830 le jeune Quenault, combattant de Juillet, pour une grave pleuropneumonie déterminée par les fatigues prodigieuses supportées pendant les vingt-quatre premières heures, sans prendre aucun aliment ; j’ajoute que des circonstances urgentes ayant précipité le départ de ce jeune homme bien avant sa guérison, sa maladie a dû laisser des traces profondes et des désordres durables dans l’appareil respiratoire.[…] J’estime que malgré le courage aussi modeste que désintéressé du sieur Quenault (il s’est refusé à se faire inscrire sur les listes de prétendants soit aux décorations soit aux mentions honorables), l’état débile de sa poitrine doit le faire considérer comme impropre au service militaire. » En 1842, il sollicita des secours : « […] Après la révolution de Juillet, je fus forcé de me rendre au pays, où je me suis marié. Jusqu’à mon mariage, mes affaires n’allaient pas mal, mais, à dater d’alors, le malheur ne m’a pas quitté. Ma femme n’était pas d’une bonne santé, elle m’a donné deux enfants, depuis lors la maladie s’est déclarée et je l’ai gardée pendant deux années atteinte de la poitrine. […Elle] m’a laissé en mourant deux petits enfants et deux mille francs de dettes pour sa maladie. J’ai bien essayé de les payer en travaillant comme coiffeur (c’est mon état) mais les rétributions sont si minces en province et surtout dans mon pays (Châtellerault) que plutôt que de payer ces dettes j’en ai contracté d’autres, que je n’ai pu payer qu’en abandonnant ce que je possédais à mes créanciers. […] Je suis parti pour Paris afin d’y trouver de l’emploi. c’est en vain que j’ai cherché, depuis mon arrivée, mes ressources s’en vont et je n’ai rien pu obtenir. » Rien n’indique dans son dossier qu’il eût reçu un secours. Il demeurait Hôtel des Ambassadeurs 11, rue Notre-Dame-des-Victoires en 1842 ; de nouveau à (Châtellerault) en novembre 1842 ; à Moulins en 1844 ; à Châtellerault (Vienne) en 1845. Archives nationales F/1dIII/73. Son dossier indique qu’il n’était pas porté au travail de la Commission des récompenses nationales.