Quetel, Nicolas
Biographie
Né vers 1790 à Montmartre (futur arrondissement de Paris). Ex-porte-drapeau dans le 3e régiment d’artillerie de marine, fait chevalier de la Légion d’honneur sur le champ de bataille de Lutzen, ex-maréchal des logis dans le 2e régiment de cuirassiers (Dauphin) formé à Rennes (Ille-et-Vilaine), totalisant quatorze années de service sur terre et sur mer. Le 15 septembre 1830, il demanda à servir dans la garde municipale comme simple soldat, avançant comme titre « une conduite irréprochable, un ardent amour pour le maintien de l’ordre public ». Sa lettre était apostillée par Véron, maire de Montmartre, qui le recommandait parce qu’ayant été « du nombre de ceux qui ont empêché de brûler la barrière Blanche, les 27 et 28 juillet » ; par Dedreux, Pierre, Anne (voir ce nom), commandant la 4e compagnie de la garde nationale de Montmartre : « Je certifie que le sieur Quetel n’a cessé de servir pendant les 27, 28 et 29 et les six jours qui ont suivi ces trois jours de notre indépendance avec un zèle digne de lui mériter le nom de brave des trois jours. » par Richard, 1er sergent de la 4e compagnie ; Gillet ; Chapelain ; Moreau ; Vallée, propriétaire à Montmartre ; Magnan, propriétaire ; Müller ; Charles ; Cartry aîné, propriétaire ; Rolland ; Langnet illisible, neveu : Gillet, sergent ; Turin illisible, lieutenant de la 4e compagnie de la IIe légion à Montmartre. Il comparut devant le jury de la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Saint-Denis, le 29 janvier 1831, sous le numéro 260. Il reçut un secours définitif de vingt-cinq francs de secours auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. Il demeurait 15, place de l’Abbaye à Montmartre en 1830. Archives de Paris VK3 50 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis.