Quinton, Jean

Biographie


Né le 3 avril 1795 à Gorron (Mayenne). Ouvrier menuisier. Le dossier d’examen des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1838, il sollicita des secours, précisant dans sa lettre : « Toutes les fois qu’une fête, comme celle de notre auguste souverain vient rappeler à la France que le Tout-puissant a daigné le conserver, le pétitionnaire n’est pas des derniers à remercier le ciel d’un pareil bonheur. Malgré la perte totale de sa petite fortune, malgré la plus horrible misère partagée par sa femme, ses sentiments n’ont pas changé. » Le député de la Mayenne apostilla ainsi sa demande : « A été longtemps à la tête d’un atelier de charpentier ; aujourd’hui il est réduit à la position d’un simple ouvrier, et le travail de ses mains ne peut suffire à nourrir sa famille. » Il reçut, cette année-là, un secours de cinquante francs. En 1843, la police comme renseignements sur son compte qu’il était marié, sans enfant, et ajoutait : « Cet individu a été arrêté en 1832, comme prévenu d’association illicite. Il a été signalé depuis comme ayant de mauvaises fréquentations politiques. Mais, aujourd’hui, il est plus tranquille et sa position est souvent fort gênée par le manque de travail. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1843. En 1848, « pressé par tous les besoins et sans occupation », il sollicita de nouveau des secours. En 1849, la police renseignait sur son compte qu’il était « mort il y a quelque temps des suites de ses blessures ». Le Dictionnaire biographique de Maitron donne les indications suivantes sur son compte : « […] Arrêté en 1832, puis en 1843, comme membre d’associations républicaines, possesseur d’armes et dépositaire de brochures subversives, en particulier de textes de la Déclaration des droits de l’Homme (de 1793) dite déclaration des droits de l’Homme de Robespierre. » Le Dictionnaire donne comme source : Archives de la Préfecture de police, AA/422. Il demeurait 3, rue Verderet dans la rue du Temple en 1830-1831 (mais 9, rue du Faubourg-du-Temple en 1831 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/35 B) ; 105, quai de Valmy en 1838 ; 168, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1843 ; 9, barrière des Vertus en 1848. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 334, liste des médaillés de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/73.

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