Quiquandon, Barthélemy
Biographie
Né le 19 février 1800 à Ambert (Puy-de-Dôme). Ouvrier bijoutier. Il faisait partie de l’expédition de Rambouillet avec Genty et Fouilhoux, quand le 3 août 1830 vers minuit, à un quart de lieue avant Trappes, très fatigués du chemin qu’ils avaient fait à pied et se reposant sur le bord de la route, ils virent tomber de cheval un homme que Genty reconnut être Levaire, Denis, Joseph. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement (sous le nom de Guiquandon, Barthélemi sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il comparut, le 1er juin 1831, devant le juge de paix du canton de Sèvres, pour attester que Levaire, Denis, Joseph, comme caporal de la 1re compagnie du bataillon de la garde nationale de Chaville, « a fait partie le 31 juillet 1830 du détachement commandé par le déclarant, qui s’est porté sur Versailles et en a délogé les troupes royales encore nombreuses qui se disposaient à y passer la nuit. Que le 3 août suivant Levaire a également fait partie du détachement du bataillon de la garde nationale à Chaville, qui s’est dirigé simultanément avec les braves Parisiens sur Rambouillet. Que ledit jour Levaire, s’étant emparé d’un cheval à Versailles, fut mis en réquisition pour escorter les canons ; que Levaire, ainsi séparé du bataillon de Chaville, fut perdu de vue par le déclarant et qu’une fois arrivé au camp sous Cognères, le bivouac du bataillon de Chaville se trouvant éloigné du parc d’artillerie, le déclarant n’a pus revu Levaire jusqu’au retour. Ajoutant ledit Gournay d’Arnouville que dès le soir du 3 août le bruit se répandit dans le bivouac à Cognères que Levaire avait éprouvé en route une violente chute de cheval ; que, depuis cette époque, le déclarant a souvent entendu Levaire se plaindre de grandes douleurs dans le côté gauche et qu’il attribuait ces douleurs à la chute de cheval du 3 août, mais que la force et le courage habituels de Levaire l’avaient empêché d’apporter à son mal l’attention nécessaire pour en atténuer les suites. Les sieurs Fouilhoux, Quiquandon et Genty ont déclaré ce qui suit : Dans la soirée du 3 août dernier, vers minuit, nous trouvant ensemble à un quart de lieue avant Trappes, très fatigués du chemin que nous avions fait à pied et nous reposant sur le bord de la route, nous vîmes tomber de cheval un individu habillé en bourgeois, dont nous nous approchâmes aussitôt et qui fut reconnu par le sieur Genty, l’un de nous, pour être le nommé Levaire, blanchisseur de linge à Chaville. Nous nous empressâmes autour de lui pour savoir s’il n’était point blessé de sa chute, et Levaire nous répondit qu’il éprouvait une douleur assez vive dans le côté gauche ; mais que cela ne serait rien et ne devait pas l’empêcher de poursuivre sa route. Nous l’aidâmes à remonter à cheval et le vîmes sur-le-champ retourner auprès d’une pièce de canon, qu’il nous dit être chargé d’escorter ». Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré, de vingt-cinq francs le 28 juillet 1833 (contre la remise de son brevet, mesure curieuse mais ordonnée par le préfet de police), à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. Il demeurait 14, rue Neuve-Saint-Martin en 1831-1833. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836, Etat (1833) des décorés de Juillet du VIe arrondissement qui ont reçu sur leur demande la somme de 25 francs, que M. le préfet de police, par sa lettre du 26 juillet 1833, a autorisé M. le maire à leur compter, Etat nominatif des décorés de Juillet du VIe arrondissement dont les brevets déposés par eux à la mairie en recevant le 28 juillet 1833 la somme de 25 F ont été envoyés à la préfecture de police au désir de la lettre de M. le préfet en date du 27 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/63 in dossier Levaire, Denis, Joseph.