Radiguet, Jean-Jacques
Biographie
Né le 1er décembre 1787 à Bonnemaison (Calvados) de Radiguet, Jean et de Nicolle, Geneviève. Ancien militaire d’abord au 1er cuirassiers puis à la garde impériale, ayant fait la campagne d’Espagne en 1808 sous les ordres de Murat et de Joseph Bonaparte, entré à Madrid en avril et sorti le 3 août ; blessé à la jambe gauche par un coup de mitraille, sous une batterie de seize pièces de canon, à la bataille de Wagram en 1809 sous les ordres du colonel Bergomme ; blessé en 1812 pendant la campagne de Russie au passage de la Bérésina, d’une balle au-dessus du genou droit et de quatre coups de lance dans le bras droit ; en 1813 pendant la campagne d’Allemagne, blessé à Neaux (la première lettre est illisible) par un morceau de mitraille au-dessous du mollet droit ; en 1814, pendant la campagne de France, blessé le 26 mars à Montreau d’un coup de sabre à la joue, le 30 sous la butte Montmartre, blessé d’une balle au-dessous de l’épaule et deux phalanges enlevées à la main droite et un autre doigt fracassé ; en 1815 à Waterloo, blessé de deux balles au-dessus du genou droit. Il s’installa scieur de pierres. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, sur la couverture duquel est inscrit qu’il était combattant de Juillet et de Février. Il expliquait, dans une lettre adressée le 21 avril 1848 à la Commission que « vieux grenadier de la garde impériale », ayant reçu en tout neuf blessures, il avait participé à la révolution de Février sous les ordres « d’Hugot de Neuville qui nous commandait la nuit du 23 au 24 février » ; « aujourd’hui son âge avancé le mettant dans l’impossibilité de travailler, il manque souvent du nécessaire », ajoutait-il. Il fut recommandé par la Commission pour être admis aux Invalides et pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais institué. Il était marié et père de deux enfants en 1848. Il ne savait ni lire ni écrire. Il demeurait 5, rue Frémicourt près celle de Ménilmontant en 1848. Archives de la préfecture de police AA 410.