Rebière, François, Sylvain

Biographie


(sous le nom de Rebierre, François) le 30 messidor an II (17 août 1794) à Montluçon (Allier), fils de Rebierre, Louis, Arnaud, tailleur, et de Bouillet, Anne, son épouse. Perruquier. Il fut blessé légèrement à la jambe gauche, à la main, et à la poitrine. Marié et père de six enfants, il reçut un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. En septembre 1830, la Commission des récompenses nationales, faisant valoir la conduite « très honorable » de Rebière, lui confiait une lettre de recommandation au maire de son arrondissement afin de lui faire obtenir un habit de garde national. Il reçut (sous le nom de Rebière, François, commis de commerce demeurant 21, rue de Chantre), après la révolution, cent francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. En août 1831, il adressait, en se réclamant d’une loge maçonnique, une lettre au général Lafayette, lui aussi maçon, pour solliciter une place « qui puisse l’aider à faire vivre sa famille, soit comme inspecteur sur les ports, sur le canal Saint-Martin, dans les halles, marchés, les chantiers de bois, gardien dans l’un des musées ou tout autre emploi équivalent » ; il rappelait qu’il avait « éprouvé des pertes considérables dans la commission des denrées coloniales » et faisait apostiller sa demande par le docteur Durocher, demeurant 42, rue de la Vannerie, président de sa loge maçonnique. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 26 avril 1831, la conclusion suivante : « S’est plaint d’avoir reçu quelques coups de crosse de fusil à la poitrine, qui auraient produit des contusions dont il ne reste aucune trace ; deuxièmement d’avoir reçu à la partie inférieure et externe de la jambe gauche une blessure par arme à feu, blessure très légère qui n’a laissé qu’une petite cicatrice, sans difformité et sans infirmité, circonstances qui, en les supposant vraies, lui donnent droit à être placé dans la première classe des blessés. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement rangé dans la première classe de la deuxième catégorie des blessés. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830 (mais pourquoi auprès du (ancien) IIe arrondissement ?). En 1831, il était marchand de liqueurs. Il était caporal à la 1re compagnie du 1er bataillon de la Ve légion de la garde nationale. En 1838, il était père de cinq enfants et avait une orpheline à sa charge. En 1839, le commissaire de police le dit veuf de Labreuil, Antoinette, Louise, qu’il avait épousée le 26 juillet 1813 à Culan (Cher), père de cinq enfants en bas âge et, par suite de maladie, dans une grande misère. Sur l’acte de mariage, il est mentionné sous le nom et prénoms de Rébiere, François, Silvain (sic) ; Labreuil, Antoinette, Louise est indiquée comme née le 14 frimaire an IV à Culan, fille de feu Labreuil, Pierre, perruquier, et de feue Bercherou, Jeanne, Marguerite. En 1840, Rebière sollicita un secours et un emploi. Il mourut en 1841. Il laissait cinq enfants : Marie, Agathe, née le 11 octobre 1817 à Montluçon (indiquée comme la fille de Rebiere, François et de Labreuille, Antoinette, Louise), Jean-Baptiste, né le 26 mai 1819 (indiqué comme le fils de Rebierre, François et de Labreuil, Antoinette, Louise) à Montluçon, Joseph, André, Annet, né le 6 décembre 1820 (indiqué comme le fils de Rebiere, François, Sylvain et de Labreuil, Antoinette, Louise), à Montluçon, Augustine, Opportune, née le 4 juillet 1827, à Paris, Eugène, Adolphe (indiqué comme le fils de Rebiere, François, commissionnaire, et de Labreuille, Antoinette, Louise), né le 9 novembre 1829 à Paris. Il demeurait à Montluçon en 1813-1820 ; 26, rue Aubry-le-Boucher en 1827 ; 117, rue Saint-Antoine en 1829 ; 23, rue de la Vannerie en septembre 1830 sur les listes du Constitutionnel ; 21, rue du Chantre-Saint-Honoré en août 1831 ; 38, rue des Martyrs en 1831 ; 14, rue Neuve-Coquenart, cour Saint-Hilaire en 1837 ; rue Neuve-Coquenart, 5, impasse de l’Ecole en 1839. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 71 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 68 (mais pourquoi auprès du (ancien) IIe arrondissement ?) ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/73 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIe arrondissement, blessés de 1re classe (mais pourquoi auprès du (ancien) IIe arrondissement ?).

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