Rebut, François
Biographie
Né le 15 mars 1795 à La Ferté-Milon (Aisne). Charron. Il fut contusionné, le 27 (ou le 28 cela dépend des certificats) juillet, à la poitrine. Il reçut, comme combattant, cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement (son nom est suivi de l’apostille « Misérable, contusion ») Il était porteur d’un certificat médical ainsi rédigé : « A reçu dans les mémorables journées de juillet dernier une forte contusion sur le côté droit de la poitrine, qui lui a causé des crachats sanguinolents, une respiration difficile et douloureuse, ce qui l’a empêché de vaquer à son travail habituel en ce moment même. Malgré les saignées qui lui ont été pratiquées [cela, N.D.A.] le met dans l’impossibilité de compléter entièrement sa journée de charron, état très fatigant dont la continuation ne peut qu’aggraver une maladie que le repos et un régime suivi pendant quelque temps pourraient seuls guérir. J’atteste de plus que le sieur Rebut est journalier, père de famille ; je le crois digne sous tous les rapports de la bienveillance […]. » Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 3 mai 1831, la conclusion suivante : « S’est plaint d’avoir reçu une contusion par suite d’un coup de crosse de fusil, au côté gauche de la poitrine, contusion dont il ne reste aucune trace et qui ne saurait lui donner aucun droit à une récompense nationale. sans aucune infirmité, sans aucune incapacité. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il demeurait 11-13, rue des Prêcheurs en 1831. Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/41.