Renaud, Henri, Pierre (ou Rénaud, Henri, Pierre attendre confirmation quelque part dans Archives de Paris en tout cas Renaud dans Archives nationales F/1dIII/39 bien Renaud in Archives nationales F/1dIII/35 A)
Biographie
Né le 5 août 1789 à Paris. Commis portefaix. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il comparut (sous le nom de Rénaud, Henri, Pierre mais il semble signer Renaud), le 11 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IVe arrondissement, pour attester avoir parfaitement connu Lafrance, Louis, Pierre et « savoir que le jeudi 29 juillet dernier à environ 11 heures du matin, sur la place du Palais-Royal, en combattant pour la liberté, il a été atteint d’une balle à la cuisse gauche ; qu’après il a été transporté à l’hospice de la Charité, rue Jacob faubourg Saint-Germain, où il est décédé ledit jour 29 juillet à environ 11 heures du soir, des suites de cette grave blessure ». Sa médaille lui fut délivrée le 30 juin, et son brevet le 20 août 1831. Il fut placé comme garçon de bureau au ministère de l’Intérieur. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Caporal à la 4e compagnie du 3e bataillon de la Xe légion de la garde nationale, il fut blessé au cours de sa participation à la répression de l’émeute de juin 1832, pensionné et décoré de la Légion d’honneur. En 1836, père de cinq enfants en bas âge, occupant un modeste emploi de surveillant de nuit des travaux au Collège de France, il sollicita un secours faisant son travail « avec résignation », dans l’espoir que lui avait donné le ministre de l’Intérieur de l’échanger contre un plus avantageux. La police donna comme renseignement sur son compte qu’il n’avait comme revenus qu’un salaire de deux francs par jour comme surveillant de travaux publics et une pension annuelle de deux cent cinquante francs comme chevalier de la Légion d’honneur, ajoutant que sa conduite était « régulière ». Il mourut le 23 juin 1837. Sa veuve, Gourlé, Julie, Adélaïde, née vers 1790, restée seule avec cinq enfants, reçut un secours de cent francs en 1837, de la même somme en 1838 et en 1839, de quatre-vingts francs en 1840 et en 1841. En 1842, la police donna sur son compte les renseignements suivants : « Cette femme est restée avec cinq enfants dont trois seulement sont à sa charge, aussi comme elle est presque continuellement malade et qu’elle n’a point d’état, sa position est des plus malheureuses et le secours qu’elle sollicite ne pourrait être mieux placé. » Elle reçut un secours de soixante-quinze francs en 1842, un secours de soixante-quinze francs en 1843 ; cette année-là, comme en 1838, sa demande de secours était apostillée par Lemercier (voir ce nom), colonel de la Xe légion de la garde nationale. Elle reçut un secours de soixante-quinze francs en 1844, un secours de vingt-cinq francs et un autre de quarante francs en 1845, un secours de vingt-cinq francs en 1846, un secours de quarante francs en 1847 ; comme à presque chacune de ses demandes, le maire du (ancien) Xe arrondissement avait apostillé sa demande de secours, « recommandant avec instance la pétitionnaire à la bienveillante attention de M. le ministre de l’Intérieur. Par ses malheurs, sa malheureuse position et les services de son mari, elle est tout à fait digne du secours qu’elle sollicite ». A titre de veuve d’un médaillé de Juillet, elle reçut un secours de quarante francs en 1848, un secours de quarante francs en 1849, un secours de cinquante francs en 1850, un secours de cinquante francs en 1851, un secours de cinquante francs en 1852, un secours de cinquante francs en 1853, un secours de quarante francs en 1855. Renaud demeurait 5, rue Thibautodé en 1830-1831 ; 17-19, rue de Grenelle-Saint-Germain en 1836 ; sa veuve, même adresse en 1837 ; 57, rue de Grenelle-Saint-Germain en 1841 ; 18, rue de la Chaise dans le faubourg Saint-Germain, un logement au loyer annuel de cent trente francs, en 1842-1843 ; 3, Petite-Rue du Bac en 1845 ; 52, rue du Cherche-Midi en 1847 ; 67, rue du Cherche-Midi en 1849 ; 58, rue du Cherche-Midi en 1850-1852 ; 48, rue de Sèvres en 1853. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/60 in dossier Lafrance, Louis, Pierre ; Archives nationales F/1dIII/74; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116 ; idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852. Est-ce que c’est lui dans le certificat délivré en faveur d’Eustache, Antoine ? non la signature ne correspond pas...