Repiquet, Claude
Biographie
Né vers 1780 à Beaune (Côte-d’Or). Ancien militaire, devenu tisserand. Il s’illustra à la Grève et à la prise de la caserne des Suisses, rue de Babylone. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et un secours pécuniaire. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que M. Claude Repiquet, tisserand, demeurant à Paris, rue d’Arras n° 27 et ancien sergent-major, s’est comporté durant les journées des 28, 29 et 30 juillet 1830 comme un brave et loyal citoyen, qu’il a aidé à désarmer les postes de gendarmerie de la rue des Fossés-Saint-Bernard, du pont aux Tripes (sic) et des Gobelins ; qu’il est venu à la Grève prêter main-forte aux patriotes qui se battaient contre les Suisses ; que de là, il s’est rendu à la caserne de Babylone, sous les ordres d’un jeune élève de l’Ecole polytechnique monté sur un cheval gris pommelé ; qu’il a donné l’idée d’allumer de la paille pour faire déguerpir les Suisses qui soutenaient l’assaut et a exécuté ce de même ; enfin qu’il a fait partie des patriotes qui sont allés à Rambouillet, d’où il a ramené les voitures de la cour. » Signé, le 12 décembre 1831 : Laporte (voir Laporte, Pierre, Marie), décoré de Juillet ; Chatelin (voir Chatelain, Barthélemy, Pierre), décoré de Juillet ; Dejean, A. (voir Dejean, Antoine), chevalier de la Légion d’honneur ; Chertier (voir Chertier, Vivant), décoré de Juillet, qui ajoutait que Repiquet avait fait partie de la colonne mobile du (ancien) XIIe arrondissement, dirigée sur Rambouillet et qu’il avait lui-même commandée, et qu’il s’était conduit en cette occasion « en brave sous-officier ». Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme sans fortune. Il demeurait 27, rue d’Arras en 1831. Archives de la préfecture de police AA 410.