Richard, Pierre, Louis, Gabriel
Biographie
Né vers 1804 à Paris (ancien) Xe arrondissement. Toiseur. Il s’illustra rue Montmartre, boulevard des Capucines, à la prise de la caserne des Suisses, rue de Babylone et au Palais-Royal. Aussitôt après la révolution il fit une demande auprès du ministère de la Guerre, Gerard, afin d’obtenir une sous-lieutenance. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Les soussignés, qui ont eu connaissance ou qui ont été témoins du zèle et du courage avec lesquels le sieur Richard, Pierre, Louis, Gabriel a combattu pendant les 27, 28 et 29 juillet, n’hésitent pas à certifier que ce jeune homme, âgé de vingt et un ans et demi, quoique fils unique de veuve et libéré du service militaire, a pris une part active aux premiers rassemblements qui se sont formés dès le 26 ; qu’il a contribué le 27 au désarmement de quelques gendarmes près de l’hôtel des relations étrangères ; que le 28 il assistait à l’enlèvement du poste de l’Abbaye et le soir à celui de la Manutention, rue du Cherche-Midi, dont on a désarmé le poste ; que le 29 il a pris part à l’attaque et à la prise de la caserne de Babylone ; qu’enfin, s’étant toujours porté aux postes les plus périlleux, il ne doit qu’au hasard de ne s’être pas trouvé parmi les nombreuses victimes de ces trois journées. Ce jeune homme, dont les goûts pour la carrière des armes se sont plus particulièrement développés depuis les événements, désirerait profiter de la faveur promise par l’article 8 du projet de loi relatif aux récompenses nationales à ceux qui se sont distingués. Son éducation et la fortune dont il jouit semblent ajouter encore aux droits qu’il s’est acquis par sa conduite et les soussignés se font un devoir de les signaler et de les recommander à qui de droit. » Signé, le 21 octobre 1830 : Blainville, C. (voir Blinville ?), « soldat des trois jours », qui certifiait l’avoir vu « partir de la place de l’Odéon pour l’attaque de la caserne des Suisses, le 29 juillet 1830 » ; Contenau, concierge à la caserne de Babylone, qui attestait l’avoir vu à l’attaque de la caserne de la rue de Babylone et « en avoir empêché le pillage, autant qu’il en a été en son pouvoir ». Il ne fut pas répondu à sa demande. Il déposa alors son dossier devant la Commission des récompenses nationales, mais il était trop tard... Le 29 juin 1831, il déposa un nouveau dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il joignait à sa demande le même certificat qu’il avait présenté au ministère de la Guerre. Richard demeurait 121, rue du Bac en 1831. Archives de la préfecture de police AA 411.