Rieu, Paul
Biographie
Tailleur. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il joignait trois certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, citoyens habitants et patentés de la bonne ville de Paris, certifions et rendons hommage à la vérité, que Riu, Paul (sic), tailleur, demeurant à Paris, rue des Vieilles-Tuileries n° 23, a continuellement combattu, les armes à la main, dans les mémorables journées de Juillet et n’a cessé de se porter là où était le danger ; qu’il était accompagné de son frère (voir Riu, Baptiste), qui a été tué à ses côtés. Nous certifions et attestons en outre qu’il est de bonnes vie et mœurs et que ses sentiments libéraux nous sont connus. » Signé, le 15 août 1830 (mais en fait 1831) : Marsay (voir Marsay, Pierre), demeurant 197, rue Saint-Honoré ; Bourriez (voir Bourriez, Léopold, Denis, Jean), décoré de Juillet, demeurant 23, rue des Vieilles-Tuileries. ; Chabrol, tailleur, demeurant 15, rue Neuve-des-Petits-Champs. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Rieu, Paul, s’est distingué dans les journées de Juillet et qu’il a servi avec zèle pendant tout le temps qu’il a été sous nos ordres dans la compagnie de volontaires du 29 juillet au Palais-Royal. » Signé, le 9 avril 1831 : Vernon, Ed. (voir Vernon, Edouard), commandant la compagnie ; Vernon B. de (voir ce nom), lieutenant de cavalerie. Le troisième certificat, un extrait des actes de décès du (ancien) Ier arrondissement, registre 64 n° 486 des décès de l’an 1831, d’où il « appert que Baptiste Riu, dit le petit Cambronne, tailleur, âgé de vingt-six ans, célibataire, né à Ouste (Ariège), est décédé le 29 juillet 1830, rue de Chartres au coin de la place du Palais-Royal. » On trouve dans son dossier le résultat suivant de l’enquête faite par un des commissaires de la Commission des réclamants et ainsi rédigé : « Désigné par M. le président pour faire une nouvelle investigation, je me suis transporté chez M. Bourriez (voir Bourriez, Léopold, Denis, Jean), décoré de la médaille de Juillet, rue des Vieilles-Tuileries n° 23, et chez le sieur Marcey (voir Marsay, Pierre), traiteur, rue Saint-Honoré 197, signataires des pièces du sieur Rieu. Ces messieurs, dont la moralité est digne de foi, m’ont donné sur lui les renseignements les plus favorables. M. Bourriez m’a en outre déclaré que le 28 juillet le dit sieur Rieu avait combattu à ses côtés et le sieur Marcey m’a également déclaré avoir vu le sieur Rieu, rue Saint-Honoré, en armes et en faisant honorablement usage. Je pense donc que le sieur Rieu a bien mérité de la patrie. » Signé, le 31 août 1830 : Perret, P. (voir Perret, Patrice), commissaire du (ancien) Ier arrondissement, demeurant 305, rue Saint-Honoré. Il demeurait 23, rue des Vieilles-Tuileries en 1831. Archives de la préfecture de police AA 411.