Rigolot, Nicolas
Biographie
Né vers 1785 à Aubepierre-sur-Aube (Haute-Marne). Marchand de vin. Il s’illustra à la Grève, rue Saint-Antoine, au Louvre et aux Tuileries. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa, le 13 septembre 1831, un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et un emploi dans les Eaux et Forêts. Il joignait plusieurs certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, déclarons que le sieur Rigolot, Nicolas, marchand de vin, demeurant rue Saint-Antoine n° 75, s’est porté dans les trois journées de juillet dernier avec des armes partout où il y avait du danger, qu’il s’est battu avec courage pour repousser l’agression, que même il a été jusqu’à Rambouillet et que comme garde national il a maintenu, autant qu’il était en son pouvoir l’ordre et la tranquillité. Enfin qu’il a donné des preuves de patriotisme et de civisme et qu’il mérite par ses malheurs et par son dévouement et son attachement au nouveau gouvernement la bienveillance de l’autorité. » Signé, le 30 novembre 1830 : Blondelet, demeurant dans le quartier de l’Arsenal ; Samson, demeurant dans le quartier du marché Saint-Jean ; Payen, demeurant dans le quartier du marché Saint-Jean ; Levieil, demeurant dans le quartier du marché Saint-Jean ; Jeaquine, Maurice (ou Jacquine, Maurice), marchand de vin, demeurant 1, rue de Jouy ; Lesage, L. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le 28 juillet, sa résistance contre la garde royale a attiré sur lui et sur sa boutique une décharge qui a brisé les carreaux de l’imposte de sa porte. Mon épouse et ma fille ont été sauvées par sa prévoyance puisque sur trois balles une a brisé la bouteille que ma fille avait demandée. M. Rigollot (sic), malgré mes observations, a continué à poursuivre la garde et s’est absenté de son établissement pendant trente-six heures, toujours en armes. » Signé, le 6 décembre 1830 : Robbe, demeurant 14, rue de Fourcy-Saint-Antoine. Le maire de la commune d’Aubepierre, Rigollot Delaube, lui fit, le 6 septembre 1831, une lettre de recommandation auprès des députés de la Haute-Marne pour obtenir un emploi de garde dans l’administration des Eaux et Forêts ou de tout autre si ce n’était pas possible dans cette administration, précisant : « Il appartient à une famille qui est fort honorable. Lui-même a toujours eu une conduite exempte de reproche et celle surtout qu’il a tenue dans les trois glorieuses journées de notre révolution vous déterminerait sûrement, s’il vous restait quelque scrupule, à lui accorder toute votre attention. » Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme sans fortune. Il demeurait 28 bis, quai Lafayette dans le faubourg du Temple en 1831. Archives de la préfecture de police AA 411.