Rioteaux, Julien
Biographie
Ancien militaire, il avait reçu dix blessures au siège de Mayence. Il participa aux combats de juillet 1830. Le 27, il éprouva de mauvais traitements et, le 29, il sauva trois militaires dont les vies étaient menacées par les combattants, en s’écriant « Ne déshonorez pas cette belle révolution ; sauvons des hommes égarés ! » Les trois soldats furent quittes après avoir crié Vive la liberté ! Un peu plus tard, à l’attaque du Louvre, il fut blessé d’une balle à la tête. Malade peu après, il ne put se présenter à la Commission des récompenses nationales et participer aux différentes distributions. Il écrivit au roi, en août 1831, pour obtenir la décoration de Juillet. Il expliquait que, attaqué de paralysie du bras droit, il était dans une position la plus douloureuse. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « J’atteste que le nommé Rioteaux m’a déposé entre les mains divers papiers pour remettre à M. le docteur Pariset, qui n’était pas chez lui. Dans ces dits papiers il y avait une lettre adressée à M. Bouclier, notaire, rue des Prouvaires n° 9 (administrateur). Cette lettre était apostillée de divers voisins, témoins des mauvais traitements qu’il reçut en rentrant chez lui, le 27 juillet. Aujourd’hui le nommé Rioteaux se présente pour ravoir ses papiers. M. Pariset, médecin des aliénés, étant absent pour dix jours, le nommé Rioteaux ne pourra les ravoir qu’à son retour. » Signé, le 14 juillet 1831 : femme Pellerin, née Auxaigniaux, deuxième surveillante au bureau des loges, Vieillesse femmes. Il lui fut répondu par la circulaire faisant valoir que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et qu’il ne pouvait, en conséquence, pas être donné suite à sa demande. Il demeurait 13, galerie Vivienne, maison de M. Grignon, en 1831. Archives nationales F/1dIII/74. Voir sans doute Riottaux, Julien ?