Rodriguez, Jacques
Biographie
Ancien militaire de l’Empire, ayant participé à la campagne de Russie en 1812, de Saxe en 1813, prisonnier de guerre du 15 septembre 1813 au 20 septembre 1814, libéré depuis du service militaire. En août 1831, il sollicita auprès du roi la décoration de Juillet, rappelant ainsi sa participation aux combats des trois journées : « Le 28 juillet, il fit partie du désarmement du poste de Bonne-Nouvelle ; à l’arrivée des cuirassiers à la porte Saint-Denis, il contribua à les faire battre en retraite jusqu’à l’Ambigu, boulevard Saint-Martin. A l’arrivée des gardes royaux, à la porte Saint-Denis, il revint dans la rue de Cléry, où il s’embusqua près de la porte du n° 61. Là, plusieurs coups de fusil furent dirigés sur lui dont deux sont encore marqués au montant de la porte. Le 29, il prit part à la prise du Palais-Royal, à la rue de l’Echelle et celle de Richelieu. Là, il fit encore preuve de son courage. Le samedi 31, il prit part à l’expédition de Saint-Cloud, où il seconda de tous ses efforts à maintenir l’ordre pour qu’il ne devînt pas un lieu de pillage. Ne connaissant que l’honneur et ces mots si dignes des Français dont la devise est gravée sur nos drapeaux Liberté, ordre public, il aida de tout son pouvoir à faire rentrer tout dans l’ordre. Dans les troubles de décembre et de février, il fit encore preuve de son dévouement à la cause nationale et, depuis, dans toutes les circonstances où le besoin l’a exigé, il n’a jamais négligé de se rendre au lieu du rendez-vous de sa compagnie et où son devoir l’appelait et toujours prêt à soutenir la cause du roi et de nos institutions nationales. » Il lui fut répondu par la circulaire faisant valoir que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et qu’il ne pouvait, en conséquence, pas être donné suite à sa demande. En 1830, il était père d’une famille de cinq enfants. En 1831, il était chasseur à la 3e compagnie du 2e bataillon de la Ve légion de la garde nationale (sa demande était d’ailleurs apostillée par de nombreux gardes nationaux de cette compagnie). Il demeurait 29, rue Bourbon-Villeneuve en 1831. Archives nationales F/1dIII/74.