Roger, Antoine, Isidore
Biographie
Né le 9 novembre 1787 à Ansauvillers-en-Chaussée (ancien nom de la commune de Ansauvillers) (Oise) (mais le 27 octobre 1787 à Souvigny dans l’Oise in Archives nationales F/1dIII/39 ; le 9 octobre 1797 in Archives nationales F/1dIII/37 ; à Sauvillers dans l’Oise in Archives de Paris VK3 39), fils de Roger, Louis, Casimir, marchand épicier, et de Delahautoye, Rosalie, son épouse. Voiturier, ou charretier, ou domestique (voiturier sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives de Paris VK3 39 sur le reçu qu’il signe). Il fut blessé d’un coup de feu qui traversa les parties molles de la région plantaire du pied gauche, et d’une contusion par balle morte à la cuisse gauche, porte Saint-Denis. Il fut soigné à l’hôpital Saint-Louis, à partir du 2 août, puis transféré à la Maison de convalescence de Saint-Cloud, où il resta du 13 septembre au 18 novembre, jour où il sortit, selon un certificat médical « bien guéri » et après s’être « parfaitement conduit pendant son séjour dans la maison de convalescence » ; il y reçut un habit (sans doute de garde national), un pantalon, un bonnet de police, une paire d’épaulettes, une paire de souliers et une paire de bas. Veuf et père de deux enfants sur les listes du Constitutionnel, il reçut un secours de quatre-vingts francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Saint-Denis. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 7 avril 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de deux blessures par arme à feu, l’une à la partie moyenne et antérieure de la cuisse gauche, à ouverture unique et à balle extraite, guérie sans infirmité ; l’autre au pied gauche, de sa partie interne et postérieure vers sa partie moyenne et inférieure, guérie mais avec quelques difficultés et quelques douleurs dans les mouvements. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe des blessés, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sa médaille lui fut délivrée le 25 juin 1831. En 1831, il était père de quatre enfants, tous âgés de plus de quinze ans. Il demeurait 132, chapelle Saint-Denis, maison de Begue, en 1829-1830 (mais par erreur 103, chapelle Saint-Denis sur les listes du Constitutionnel) ; à La Chapelle-Saint-Denis en 1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 71 ; Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 2e classe de l’arrondissement de Saint-Denis auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 91 ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39) ; Archives nationales F/1dIII/74 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe.