Rosiers, François

Biographie


Ancien militaire, devenu scieur de long. Il adressa la lettre suivante au ministre de l’Intérieur, peu de jours après la révolution : « […] Père de famille, ancien militaire […] depuis sept années il était au service de M. Caffin, maître menuisier, qui a toujours travaillé pour le ministère de l’Intérieur. Il a resté ces sept années garçon de chantier chez le sieur Caffin, avec toute la confiance de son maître et considéré plutôt comme ami de la maison que comme ouvrier. Depuis deux années, il avait repris son métier de scieur de long, toujours chez M. Caffin, sous la direction de M. Marteaux. Il se trouvait dans l’atelier quand la révolution a commencé et, jaloux de prouver son zèle pour la défense de la liberté, il quitta son ouvrage, malgré les observations du commis. Il se rendit à la Grève ; il combattit sans relâche pendant les mémorables journées et à la prise de la caserne de Babylone, il tua le major des Suisses qui, par son obstination, fit répandre beaucoup de sang. Il est porteur de certificats qui attestent tout ce qu’il a fait pour la défense de la liberté. Enfin, après avoir combattu en brave, après avoir exposé sa vie pour ses concitoyens, le sieur Rosiers vient de perdre son pain et son ouvrage, pour avoir tué le gros major des Suisses, et la seule raison en est que cet officier était ami de la maison chez M. Caffin. M. Caffin a renvoyé de chez lui le sieur Rosiers pour cette cause. Il faut convenir que le sieur Caffin, logeant et connu de plusieurs officiers suisses, avait son intérêt particulier ; mais est-il juste, est-il raisonnable, parce qu’un de ses plus chers ouvriers, un homme de confiance dans sa maison, s’en trouve chassé, banni parce qu’il a défendu la cause générale ? Daignez-lui faire rendre justice. Ce père de famille se trouve réduit à la plus triste position. Il réclame auprès de vous un emploi qui puisse réparer la perte irréparable qu’il vient de faire, sans être coupable. Il est capable, sous tous les rapports, de remplir un poste quelconque et c’est dans l’espérance d’une prompte réponse, qu’il a l’honneur, etc. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il demeurait 22, rue de Sèvres, aux Deux-Eléphants, hors barrière en 1830. Archives de Paris VK3 51 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 28 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.