Rouveau, Jean-Baptiste

Biographie


Né le 15 octobre 1798 à Paris, fils d’un « vieux républicain », précisait-il. Potier en terre. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il expliquait qu’il était « combattant des trois époques, dont celle de 1830 et celle des journées de juin 1832, dont il doit la vie au hasard et à un sergent de voltigeurs du 38e régiment de ligne lors de leur arrivée aux barricades des rues Maubuée et Saint-Merri […]. Il fut combattant des journées de Février et mon fils âgé de seize ans le jeudi fut désarmer les soldats qui se trouvaient casernés à Lourcine pendant mon absence et de là suivit le torrent, qui le porta sur la Ville (lire l’Hôtel de ville, N.D.A.) et moi je me trouvais à l’Hôtel de ville où les dragons se rendaient, de là au Palais-Royal et aux Tuileries et à la Chambre des députés. Je suis un des citoyens qui procurèrent un cabriolet aux citoyens Dupont de l’Eure et Crémieux, de là à l’Hôtel de ville, où je ne suis sorti qu’avec le citoyen Lagrange, qui allait faire imprimer les proclamations de la république et moi, de vive voix, je l’ai proclamé dans tout le (ancien) XIIe arrondissement. […] Je n’ai rien réclamé en 1830 parce que je ne voulais rien d’un roi, vu que mon cœur battait comme un vrai républicain et que cette récompense aurait souillé mon opinion. » Il joignait plusieurs certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que M. Rouveaux (sic), potier de terre, demeurant à Paris, rue des Lyonnais n° 11, s’est battu avec zèle en l’année 1830 à l’époque des journées de Juillet et qu’il a encore pris une part active aux journées de juin 1832. J’atteste ces faits parce que, à cette époque, il était ouvrier occupé par sa profession chez moi. » Signé, le 13 mars 1848 : Tricotel, ancien fabricant de poteries, demeurant 23, rue de la Roquette ; Marie, ancien fabricant de poteries, demeurant 40, rue de la Roquette ; Guenaut, ancien fabricant de poteries. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que M. Rouveaux (sic) a porté les armes dans les journées de Février et fait son service avec zèle et a maintenu partout le bon ordre. » Signé, le 16 mars 1848 : illisible, propriétaire du 11, rue des Lyonnais. Suivaient deux apostilles. La première apostille, ainsi rédigée : « Le citoyen Rouveaux (sic) a fait le service avec beaucoup de zèle à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement les 26 et 27 février 1848. Il a fait partie d’une patrouille au chemin de fer d’Orléans une partie de la nuit. » Signé : Belœuf. La seconde apostille, ainsi rédigée : « Je certifie que le citoyen Rouveaux (sic) a monté la garde au poste de la barrière Fontainebleau les 28 et 29 février 1848 et qu’il s’est bien comporté. » Signé : Paul, chef de poste. Il sollicitait, les forces commençant à lui manquer écrivait-il, une place de commissionnaire au théâtre de la porte Saint-Martin. Sa demande était apostillée par Lagrange, demeurant 73, rue de Charonne. Il fut recommandé par la Commission pour obtenir une médaille de commissionnaire au théâtre de la porte Saint-Martin. Il était veuf et père de deux enfants, un garçon de seize ans et une fille de treize ans, en 1848. Il demeurait 11, rue des Lyonnais en 1848. Archives de la préfecture de police AA 412 (aussi sous le nom de Rouveaux, Jean-Baptiste).

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