Rozier, François

Biographie


Né vers 1781. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, tous habitants du quartier de Saint-Thomas-d’Aquin, certifions à quiconque il appartiendra que le nommé François Rozier, âgé de quarante-neuf ans, demeurant rue de Sèvres n° 20 bis, à Vaugirard, faisant partie de la garde nationale de cette commune, s’est distingué d’une manière toute particulière dans les trois mémorables journées de juillet 1830, en s’armant et même dirigeant nombre d’individus partout où le salut de la patrie paraissait en danger, notamment à l’attaque de la caserne de Babylone s’étant embusqué dans les étages des maisons de la rue Plumet, où lui et les siens firent un feu terrible contre les Suisses et il parvint par son hardiesse à faire cesser le feu de ceux qui tiraient sur le peuple. Ce fut encore le susdit Rozier qui, ne pouvant faire prisonnier le gros major des Suisses qui cherchait à se faire jour au travers du peuple, armé de deux pistolets, le tua d’un coup de son fusil. Il s’empara de sa montre, qu’il conservait à titre de trophée mais que plus tard il remit à son neveu, ancien officier à l’ex-8e régiment de la garde royale. Nous attestons en outre qu’à la prise de ladite caserne, il a sauvé d’une mort presque certaine plusieurs Suisses faits prisonniers et que ce n’est pas sans avoir couru plusieurs périls pour lui qu’il est parvenu à mettre en lieu de sûreté les malheureux prisonniers qui aujourd’hui lui doivent la vie. » Signé, le 21 juillet 1831 : Bujand ou Bujard, demeurant 13, rue Plumet ; Sisco (voir Siscot ou Sisco, Edouard), « blessé à l’affaire de Babylone », qui certifiait les faits « énoncés ci-dessus véritables comme témoin oculaire jusqu’à ce que je fusse blessé ; Porcher illisible, marchand de vins, demeurant 85, rue de Sèvres ; Naturelle, marchand de meubles, demeurant 2, rue de la illisible ; Cochard, marchand de vin, demeurant 17, rue Plumet ; Coquant, propriétaire, demeurant 17, rue Plumet. Il demeurait 8, avenue de Breteuil en juillet 1830 ; 20 bis, rue de Sèvres à la barrière de Sèvres en 1831. Archives de la préfecture de police AA 412.

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