Rozier, Joseph, Louis, Vincent

Biographie


Né le 29 septembre 1811 (le 29 septembre 1811 sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3) à Montpellier (Hérault). Etudiant en droit. Il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : […] Vincent Rozier, étudiant en droit, fils de M. Rozier, chevalier de la Légion d’honneur, président de la cour royale de Montpellier (Hérault), ayant glorieusement combattu dans les mémorables journées de Juillet, vient vous exposer les détails de sa conduite et vous en présenter l’attestation, en réclamant de votre justice les droits qu’il s’est acquis. Le 28 juillet, étant sorti de sa pension avec le sieur Rodat, avocat, fils du député du même nom, et le sieur Bruvers, ancien soldat des pyramides, ils se joignirent à un attroupement qu’ils rencontrèrent sur la place Maubert et coururent sur les quais voisins de l’Archevêché, où le combat était engagé. Ils restèrent exposés au feu de l’ennemi et en échangeant des coups de fusil jusqu’à ce que les munitions manquèrent. Alors Vincent Rozier donna cinq francs à un individu, qui lui procura un demi-quart de poudre. Il continua à tirer sur l’ennemi et souvent une femme qui l’observait d’une croisée l’engagea à se retirer du danger qui menaçait ses jours. Au même instant, une batterie pointée sur lui et ses camarades allait l’atteindre lorsque Bruvers le saisit au collet et lui sauva la vie. Ses munitions étant entièrement épuisées, Rozier, Bruver et Rodat se […] rendirent dans un hôtel, où ils passèrent la nuit à faire des cartouches. Ils fondirent pour cet objet tous l’étain qu’ils trouvèrent dans la maison. Le lendemain 29, Vincent Rozier se porta aux Tuileries, où, se dévouant à la mort pour la cause de la liberté, il combattit généreusement et contribua de toutes ses forces à la prise du Louvre. […] L’exposant saisit cette occasion pour vous exposer que son père, connu pour ses opinions libérales et ses sentiments patriotiques, fut victime en 1815 de la rentrée des Bourbons en France. Le sieur Rozier, rentré dans la commune de Verrières, où il a des propriétés, s’empressa de faire arborer les couleurs nationales et provoqua un banquet dans lequel il fit partager aux convives ses généreux sentiments. » Bruvers, demeurant 29, rue des Postes, apostilla la lettre, en précisant avoir été présent avec lui pendant toutes les journées et que Rozier avait donné « toutes les preuves possible de dévouement ». La veuve Legris et sa fille, propriétaire, demeurant 8, rue du Chevet-Saint-Landry, attestèrent avoir depuis la croisée de leur fenêtre averti plusieurs fois Rozier du danger qu’il courait. Lestourgie (illisible), demeurant 85, rue de la Harpe, déclara l’avoir vu « armé d’un fusil dans la foule des combattants ». Juère ? (illisible) déclara l’avoir vu « le 28 juillet, s’exposer au feu ennemi et tirer des coups de fusil ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement (sous le nom et par erreur de Rozières, Joseph, Louis, Vincent sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). C’est sans doute lui qui signa un certificat, sous le seul nom de Rozier, étudiant en droit, en faveur de Mazeron, Marie, Gabriel, Sauveur, pour attester que ce dernier était « parti le mercredi matin armé d’un fusil pour combattre les troupes de Charles X, que le premier il a fait feu sur les gendarmes place du Châtelet, et que l’après-midi du même jour il n’a cessé de donner les mêmes preuves de dévouement en s’exposant trois heures consécutives dans les rues avoisinantes la place de Grève, où il a combattu en tirailleur ». Il demeurait 19, rue du Colombier en 1830 ; 85, rue de la Harpe en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement (sous le nom de Rozières, Joseph, Louis, Vincent) ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 in dossier Mazeron, Marie, Gabriel, Sauveur ; Archives de Paris VD6 631 n° 1 (dans la lettre de son dossier individuel, il signe bien de son nom de Rozier) ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement (sous le nom de Rozier, Joseph), convocations des décorés à la mairie ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement. Sur internet il y a la généalogie des De Rozier, dont Bernard, joseph, Louis, Vincent et le père maire de Verrières, Antoine.

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