Saint-Remy, Pierre, Joseph
Biographie
Né vers 1797. Cordonnier. Il reçut un secours de soixante francs, le 30 octobre 1830, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions et attestons que le sieur Pierre, Joseph Saint-Remy, cordonnier, démurant à Paris, rue Guizarde, n° 5, n’a pas cessé d’être en activité et dans les rangs des défenseurs de la charte et de la liberté dans tous le cours des mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet et que sous nos yeux il s’est constamment montré zélé et dévoué dans les circonstances les plus périlleuses de cette époque, notamment à l’attaque de l’Hôtel de ville, à celle de la caserne de Babylone, à la reddition de laquelle il a puissamment concouru, bravant le feu soutenu de la garde suisse ; que ce courageux citoyen est digne d’éloges et mérite de participer aux récompenses promises, dont il éprouve d’autant plus de besoin qu’il est époux, père de deux enfants en bas âge, sans fortune et très peu occupé dans sa profession. Nous ajoutons que le grade de sergent de la 4e compagnie, 1er bataillon, XIe légion de la garde nationale dont il est pourvu a été la première récompense honorifique qu’a jugé devoir accorder aux marques de bravoure sus énoncées. » Signé : Massieu, capitaine commandant de la 4e compagnie, 1er bataillon, XIe légion ; Boissy, capitaine en second ; Lucas (illisible), sous-lieutenant ; Raimond, demeurant 2, rue Guisarde ; Lemaigre ; Girardon, caporal ; Levasseur, sapeur. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement et reçut une indemnité définitive de cent vingt francs. Il reçut, à ce titre, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il demeurait 5, rue Guisarde en 1830. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, p. 86, liste nominative des cas exceptionnels du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives p. 118, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, un gros cahier vert de récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement, idem son dossier individuel ; Archives de Paris VK3 19, (ancien) XIe arrondissement de Paris, état des blessés qui ont reçu des secours de la Commission des récompenses nationales ayant droit à l’indemnité de cent vingt francs accordée par la Commission de la souscription nationale et qui n’ont pas encore réclamé ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, dossier indemnitaires 1re classe à 120 francs, (ancien) XIe arrondissement et état des sommes payées aux combattants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIe arrondissement, blessés de 1re classe et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) XIe arrondissement, blessés de 1re classe.