Sauvage, Charles
Biographie
Ancien élève de Sainte-Barbe. Ayant combattu dans les journées de Juillet, engagé volontaire dans les lanciers d’Orléans depuis septembre 1830, il sollicita d’être nommé maréchal des logis dans le régiment où il était. Son père, lui-même ancien militaire, fit de nombreuses démarches pour le recommander auprès du général Fabvier, qui pouvait décider de son avancement. Le père présentait son enfant comme « intelligent et bien tourné », fit jouer les recommandations de Brillautais et du général Gourgaud et se plaignait : « J’ai rencontré deux personnes, dont l’une qui n’a rien fait de plus que Charles dans les trois journées, a obtenu sans trop de peine une sous-lieutenance de cavalerie » Le père joignait à sa demande trois certificats. Le premier était signé de Labrousse, Emile (voir ce nom), instituteur passage Cendrier, capitaine à la 3e compagnie du 1er bataillon de la 1re légion, et ainsi rédigé : « Je certifie avoir remarqué dans les trois journées de Juillet, parmi les citoyens armés pour repousser la tyrannie, le jeune Sauvage, Charles. Il a fait son devoir dans différentes rencontres avec la garde royale et les Suisses. Il s’est surtout distingué à la place de Grève. » Le deuxième, signé le 22 novembre 1830, était ainsi rédigé : « Je, soussigné, Jean, Joseph, Marie, Lale, inspecteur des Messageries générales de France, déclare et certifie à qui il appartiendra que j’ai été à même de reconnaître les preuves de patriotisme et de courage qu’a données M. Charles Sauvage, en combattant pour la défene de nos libertés durant les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet, qu’il faisait partie des rangs parisiens. » Le troisième était ainsi rédigé : « Je, soussigné, officier supérieur en retraite, chef du 2e bataillon de la IIe légion de la garde nationale de Paris, certifie que M. Charles Sauvage était avec moi au Louvre et aux Tuileries lorsque j’en ai eu le commandement le 29 juillet, et que pendant ces jours mémorables il s’est conduit avec beaucoup de patriotisme et de dévouement. » Signé, le 2 octobre 1830 : Lavenant (voir ce nom ?). Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Archives de Paris VD6 91, liasse n° 2.