Sauvage, Claude, Nicolas
Biographie
Né le 4 octobre 1808 à Villy-en-Trodes (Aube), fils de Sauvage, Nicolas, charron, et de Sarlet, Marie, Antoinette, son épouse. Serrurier. Il fut blessé d’un coup de feu à l’épaule droite (par exemple in Archives nationales F/1dIII/38 A) ou à la poitrine (la poitrine traversée par une balle in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé). Il était porteur du certificat médical suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine, atteste que le nommé Sauvage, Nicolas reçoit par moi des soins depuis la journée du 28 juillet dernier pour un coup de feu qu’il a reçu à la partie postérieure illisible de la poitrine et dont la balle est venue proéminer à la partie (interne ou externe illisible) et moyenne de illisible du même côté et d’où elle a été extraite très peu de temps après l’accident. Cette plaie a été suivie d’accidents qui ont mis en danger la vie dudit dénommé mais qui naturellement sont dissipés ; cependant de longtemps le sus-dénommé ne pourra vaquer à ses travaux. » Signé, le 9 août 1830 : Martin, médecin, demeurant 40, rue des Marais-Saint-Martin. Il reçut un secours de cinquante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de quinze francs le 12 août, un secours de quinze francs le 17 août, un secours de quinze francs le 23 août, un secours de dix francs le 28 août, un secours de seize francs le 2 septembre, un secours de quinze francs le 10 septembre, un secours de dix francs le 17 septembre à la mairie. Le dossier fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 11 juin 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu, qui a traversé l’épaule droite, de l’angle inférieur du scapulum vers la partie externe et moyenne du deltoïde ; blessure cicatrisée mais avec difficultés et douleurs dans les mouvements. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de quatre cents francs. Il lui fut accordé (sous le nom de Sauvage, Charles, Nicolas) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur de la lettre d’introduction suivante, rédigée, le 5 juillet 1831, par Jeanne (voir Jeanne, Eugène, Charles, Prosper) et adressée au comte Fray de Neuville (voir ce nom), 10, rue Bourg-Labbé : « Je vous adresse M. Sauvage, un de nos braves frères de Juillet, blessé dangereusement en combattant dans la glorieuse semaine et que la Commission a oublié de décorer, quoique plus que bien d’autres il ait mérité la croix. Veuillez, je vous prie, lui faire un accueil favorable. » Il demeurait 58, rue Beaubourg en 1830-1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 45 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 50 ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement, p. 103 (sous le nom de Sauvage, Charles, Nicolas), liste nominative du VIIe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 120, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis à la pension (cahier de trente-deux blessés) ; Archives nationales F/1dIII/75 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 10-11 état des pensionnaires et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 3e classe et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) VIIe arrondissement (sans indication du motif de l’attribution de la rente) (sous le nom de Sauvage, Charles, Nicolas) ; Archives de la préfecture de police AA 413.