Schoenberger, Francois, Pierre
Biographie
Né le 15 février 1808 à Illhaeusern (bien à Illhaeusern dans son acte de naissance) ou Dilhiserest (Haut-Rhin), fils de Schoenberger, Francois, Pierre, préposé aux douanes impériales, et de Dreyer, Elisabeth, son épouse. Coiffeur. Il fut blessé d’un coup de feu à la jambe gauche, le 29 juillet, quai Voltaire au coin de la rue de Beaume. Marié, il reçut un secours de soixante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il fut soigné à partir du 27 septembre à la Maison de convalescence de Saint-Cloud, chambre n° 70 au 2e étage, et jusqu’au 4 novembre, date à laquelle il sorti « bien guéri » selon un certificat médical délivré par l’établissement. Il signa, le 13 novembre 1830, et depuis la maison de convalescence de Saint-Cloud, où il était soigné avec lui, le certificat suivant en faveur d’Angoulvant, Louis, Léonard : « Nous, soussignés, certifions avoir rencontré Angoulvant, Louis, âgé de vingt-cinq ans, qui portait un drapeau tricolore, qu’il venait de retirer des mains d’un brave qui sortait d’être tué en face le Pont-Royal et en face de la grille des Tuileries. Il a dit qu’il sortait d’être blessé d’une balle à la cuisse, qu’il souffrait et, ne pouvant aller plus loin, qu’il allait se retirer chez lui. » Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Le 12 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) Xe arrondissement, comparurent : Leclerc, Napoléon, Hippolyte, payeur illisible, demeurant 19, rue du Bac ; Chorin, Michel, Pierre, marchand bottier, demeurant 19, rue du Bac ; Gachet, Philippe, Auguste, coiffeur, demeurant 19, rue du Bac. Ils attestèrent parfaitement connaître Schoenberger, Francois, Pierre et savoir « que ce dernier a été atteint d’une balle à la jambe gauche, le 29 juillet 1830, quai Voltaire au coin de la rue de Beaune ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de cette mairie. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 26 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la partie inférieure de la jambe du côté gauche, de sa partie antérieure vers sa partie postérieure, avec atteinte profonde au péroné ; guérie mais avec faiblesse, difficultés et douleurs dans les mouvements du pied. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné (sous l’état civil de Schœnbreger, François, Pierre, sur les listes du Bulletin des lois) de trois cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. En date du 11 avril 1831, le maire de Illhaeusern avait délivré un certificat pour attester que Schoenberger, Francois, Pierre père « ex-préposé des douanes, en retraite, ne possédait aucune fortune étant en résidence dans cette commune, que son traitement annuel comme préposé et qu’aujourd’hui, ayant presque entièrement perdu la vue et la dame Elisabeth Dreyer, son épouse, étant décédée, il s’est vu dans la nécessité de se retirer chez son fils aîné, domicilié à Sainte-Marie-aux-Mines, où il demeure aujourd’hui pour être un peu à l’abri de la plus grande indigence ». Sa médaille lui fut délivrée le 25 juin 1831 et son brevet le 26 août de la même année. Son nom est, comme décoré de la médaille de Juillet, sur une liste de décorés sur laquelle devait être choisie une députation de vingt-quatre décorés de la Croix de Juillet et de vingt-quatre décorés de la médaille de Juillet pour assister, à la Bastille, aux cérémonies qui devaient marquer le premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il demeurait 19, rue du Bac (par erreur 17, rue du Bac sur les listes du Constitutionnel) en 1830 ; 149, rue Saint-Martin en 1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 45 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 50 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Xe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 109 (sous le nom de Schœnberger, François, Pierre) ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 524 n° 3 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement, sous le nom de Schanberger) ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, Etat nominatif des blessés (3e classe) dont les bulletins individuels ont été remis le 3 octobre 1831 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine (sous le nom de Schœnberger), idem Etat des sommes payées aux blessés, veuves, ascendants et orphelins de juillet 1830, du 1er juin au 30 août 1831 ; Archives de Paris VK3 47 in dossier Lenaux ou Lenoux, Pierre (où son nom, Schenberger, Pierre, est sur une liste de blessés du (ancien) Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/42 in dossier Angoulvent, F/1dIII/75 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Xe arrondissement, blessés de 3e classe (sous le nom de Schœnberger, François, Pierre).