Seguin, Onésime, Edouard
Biographie
Né le 20 janvier 1812 à Clamecy (Nièvre). Elève en 1830, étudiant en droit en 1831. Le Constitutionnel du 5 août 1830 relata ainsi sa participation aux événements : « Deux élèves de l’institution de M. Vincent, MM. Adolphe Lassleur (à retrouver, âgé de dix-huit ans, et Ségicin [lire Seguin, N.D.A.] de Clamecy, s’étant soustraits à la surveillance, sont allés prendre rang parmi les braves défenseurs de la patrie. Ils ont assisté à la prise de la caserne de Babylone, à celle du Louvre et des Tuileries. Ils ont passé la nuit au château ; et, le calme rétabli, sont rentrés dans leurs familles. » On trouve dans son dossier le récapitulatif de sa conduite pendant les événements de Juillet : « 1° Avoir contribué à la sûreté de l’Hôtel des monnaies. 2° Avoir excité le courage des citoyens à la prise du Louvre et ramené par trois fois les fuyards au lieu du combat. 3° Avoir été construire des barricades sur le boulevard des Italiens depuis les bains jusqu’au bout dudit boulevard. 4° Avoir reçu une meurtrissure sur le pied par une guérite prise à la direction des Domaines pour en former une barricade. 5° Avoir facilité le passage du général Gerard par-dessus les barricades. 6° Avoir été aux Tuileries. 7° Avoir sauvé la vie sur le pont Royal à deux gardes royaux faits prisonniers par plusieurs hommes ivres. 8° Enfin, avoir malgré les souffrances de son pied et sa lassitude, été à la tête des ouvriers de l’Hôtel des monnaies faire des patrouilles pendant la nuit du 29 au 30, pour le maintien du bon ordre et essuyé un coup d’une autre patrouille près de l’Hôtel de ville. » Il était porteur du certificat suivant : « Je, soussigné, chef d’institution, certifie que M. Ed. Seguin, âgé de dix-huit ans, élève de son institution, après une tentative de fuite le 28 juillet, où il a été surpris et arrêté avec son ami Vasseleur, m’a déclaré que nul pouvoir n’était compétent pour le retenir et l’empêcher de voler au secours de ses concitoyens et, décharge m’étant donnée par lui de toute responsabilité à l’égard de sa famille, il a couru remplir ses services de citoyen. » Signé le 25 août 1830 : Vincent. Et cet autre : « Nous, soussignés, certifions que M. Onésime, Edouard Seguin (de Clamecy, département de la Nièvre) élève de rhétorique au collège Saint-Louis, a combattu pour la liberté pendant les belles journées du 28 et 29 juillet 1830, notamment à la Grève et à la caserne des Suisses rue de Babylone, et qu’il a, jusqu'au parfait rétablissement de l’ordre, contribué, par un service non interrompu comme garde national, à organiser la victoire. » Signé, le 25 août 1830 : Loubignac, demeurant 68, rue de Seine ; Lebas, Philippe (voir ce nom), ex-capitaine de la 1re compagnie des étudiants, professeur au collège Saint-Louis ; Laumond, avocat ; Joffrès, Pierre, Didier (voir ce nom), avocat ; Regnault, élève de l’Ecole polytechnique. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il ne sollicitait aucun emploi, désirant juste être compris dans les personnes que devait récompenser par une distinction honorifique la Commission des récompenses nationales. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement (avec la bonne identité, date de naissance et adresse in Archives nationales F/1dIII/39) (sous le nom de Seguin, Edouard, Onésime in Archives nationales F/1dIII/39 et sous celui de Seguin, Edouard sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel) et aussi auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ? En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé (bien sous le nom de Seguin, demeurant 23, rue des Moulins). En 1831, il était employé au journal le Globe. Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin 1831 et son brevet le 30 août de la même année. Il demeurait 27, rue Sainte-Anne en 1830 ; 23, rue des Moulins en 1831 (mais au collège Saint-Louis in Archives de Paris VK3 25 liste alphabétique des décorés de la médaille de Juillet). Le Constitutionnel, 5 août 1830 ; Histoire de la révolution des 27, 28 et 29 juillet 1830, Fayot, tome premier, Paris, Hocquart jeune éditeur, 1830, p. 163 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, Nom des personnes qui se sont distinguées dans les mémorables journées p. 276 ; Les Enfans de Paris ou les Petits Patriotes, scènes de courage, de présence d’esprit, de magnanimité, de grandeur d’âme et de désintéressement de la jeunesse parisienne pendant les journées des 27, 28, 29 juillet 1830, A. de Saintes, chez Nepveu libraire, et Eymery, Fruger et Cie, libraires, Paris, 1831, p. 79 (sous le nom de Ségicin) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 3 ; Archives de Paris VD6 91 ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, (ancien) Ier arrondissement, idem même référence liste alphabétique des décorés de la médaille de Juillet (sous le nom de Seguin, Edouard) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement.