Simon, Jean-Marie
Biographie
Né en mars 1799 à Guémené (Loire-Atlantique). Maître forgeron. Il se trouva à l’affaire du 30 juillet et s’y comporta en homme d’honneur selon la Commission des récompenses nationales. Il reçut la médaille de Juillet, sur la proposition de la ville de Nantes par l’ordonnance du 10 juillet 1831. Il ne se présenta pas devant la Commission afin de faire valoir ses droits à une récompense nationale. Le 4 septembre 1831, le certificat suivant fut signé en sa faveur : « Les soussignés, décorés de Juillet, ont l’honneur de vous exposer que notre concitoyen Jean-Marie Simon, maître forgeron à Nantes, décoré de la médaille de Juillet, a mérité, par sa bravoure, son patriotisme et son dévouement pour le maintien de l’ordre public, la décoration de la Croix de Juillet ; qu’avant et depuis il en a toujours donné des preuves éclatantes. Nous venons donc vous prier, M. le ministre, de vouloir bien classer notre brave concitoyen, Jean-Marie Simon, dans la même catégorie que nous. Nous espérons, M. le ministre, que vous voudrez bien prendre en considération notre juste sollicitation. Nous avons l’honneur, etc. » Signé : Kitchen-Vic (voir Kitchen-Vic, Félix) ; Tournade ; Hudôme jeune (voir Hudome, Jean) ; Santerre (voir ce nom) ; Pieau (voir Pieau, Charles, Louis) ; Trastour (voir Trastour, Joseph, Joachim) ; Ageron (voir Ageron, Joseph), Trastour (voir ce nom), Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire), Gaudinot (voir Gaudinot, Narcisse), et Pichaud (voir Pichaud, Pierre). Il demeurait à Nantes en 1830. Ordonnance du roi qui accorde la croix et la médaille de Juillet à divers citoyens de la ville de Nantes, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure, Travail de la commission d’enquête pour les récompenses nationales à décerner aux victimes des événements de juillet 1830 et à ceux qui y ont pris part et Etat des citoyens auxquels la médaille de Juillet a été décernée par l’ordonnance du 10 juillet 1831.