Simon, Joseph
Biographie
Né vers 1800 à Strasbourg (Bas-Rhin). Cordonnier. Il sortit, armé, de son domicile, le 29 juillet à 5 heures du matin et, avec Marotte, se rendit à la place de la Bourse, puis, sous le commandement du général Dubourg, d’abord à la place de Grève puis aux Tuileries et à la place du Carrousel, où il fut tué. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Le certificat suivant constatait sa disparition de son domicile depuis le 29 juillet : « Moi, Dangle, Geraud, pour Mme veuve Corvery, certifie que le nommé Joseph Simond (sic), notre locataire, a quitté son domicile le jeudi 29 juillet pour aller au secours de sa patrie et qu’il n’a plus reparu depuis cette époque et malgré toutes les démarches qu’a faites son épouse, l’on a pu en avoir aucune nouvelle, ce qui est attesté par les soussignés. » Signé, le 11 août 1830 : Dangle ; Duvauchelle, locaire dans la maison du 9, rue Frépillon. Le 25 août 1830, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Marotte, Bernard (voir ce nom), ferblantier-lanternier, demeurant 2, rue Cadet dans le faubourg Montmartre ; Schaub, Jacques, serrurier-mécanicien, demeurant 36, rue Beauregard ; Schaub, Auguste, serrurier, demeurant 36, rue Beauregard. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Simon, Joseph et savoir « que ledit sieur Simon est sorti le 29 juillet dernier de son domicile, sur les 5 heures du matin, pour se joindre à ses concitoyens, et qu’il était armé. Le sieur Marotte atteste encore que ledit sieur Simon s’est réuni à lui à la place de la Bourse ; que de là ils sont allés, sous le commandement du général Dubourg, d’abord à la place de la Grève et ensuite sur la place du Louvre, et qu’ensuite ils se sont dirigés sur les Tuileries mais qu’arrivés sur la place du Carrousel ils ont été séparés et que depuis lors il n’a plus revu le sieur Simon. Les autres témoins attestent que depuis ledit jour 29 juillet ils n’ont point revu ledit sieur Simon. Enfin tous les susnommés déclarent que toutes les recherches qui ont été faites tant par la dame Simon que par eux-mêmes n’ont pu leur fournir aucun renseignement sur le sieur Simon et qu’ils ont la conviction qu’il a été tué dans la journée du 29 juillet ». Il laissait une veuve, Legrier, Elisabeth, née le 11 vendémiaire an XIV à Villejust (Seine-et-Oise) (fille de Legrier, Louis, cultivateur, et de Saulnier, Marguerite, son épouse), cuisinière, qu’il avait épousée le 20 octobre 1829 à Paris, sans nouvelle de son mari, demanda bientôt un secours à la mairie. Elle reçut un secours de cinquante francs, le 14 août, un secours de cinquante francs, le 21 août, un secours de cinquante francs, le 2 septembre, un secours de cinquante francs, le 2 octobre, un secours de quarante francs, le 13 octobre 1830, un secours de cinquante francs, le 3 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 16 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 6 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 20 décembre 1830, un secours de quarante francs, le 31 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 14 février 1831, un secours de quarante francs, le 28 février 1831, un secours de quarante francs, le 16 mars 1831, un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de trente francs, le 25 avril 1831, un secours de soixante-cinq francs, le 17 août 1831 (Actuellement à Villejust, Seine-et-Oise, est-il annoté en face de son nom), un secours de soixante-cinq francs, le 2 septembre 1831 (A Villejust Seine-et-Oise, est-il annoté en face de son nom), un secours de quarante-cinq francs pour elle et un secours de vingt francs pour son enfant, pensionné, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, qui fut pensionnée de cinq cents francs et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il laissait aussi une fille, Marie, Elisabeth, née le 14 mars 1830 à Paris, qui fut pensionnée et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Le conseil de famille de l’orpheline était composé de la mère et de Botte, Jean, Adolphe, peintre en décors, subrogé-tuteur, demeurant 5, rue de Paradis dans le faubourg Saint-Denis en 1831. En 1838, elle était élève dans une pension de La Ferté-sous-Jouarre. Il demeurait 9, rue Frépillon ; sa veuve, 57, rue Beaubourg en 1830-1831 ; à Villejuif en 1831 in Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671 mais à Villejust deux fois in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. Le nom de Simon (J. Simon) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Le Constitutionnel, 7 août 1830 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 86 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, liste nominative des orphelins auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 101 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD6 356 n° 5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Liste nominative des personnes qui ont besoin de secours, idem Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830, idem Liste nominative des orphelines, idem Etat nominatif des enfants au-dessous de sept ans des citoyens tués en juillet 1830, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (veuves, orphelins au-dessous de sept ans), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des veuves ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses national, état nominatif des personnes dont la mort n’a pu être constatée et pour lesquelles la Commission demande qu’il soit fait une enquête et aussi Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) VIe arrondissement et veuves des citoyens tués dans les journées de Juillet (seize veuves) ; Archives nationales F/1dIII/40 (année 1838 VIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/61 in dossier Leblanc ; Archives nationales F/1dIII/76 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, veuves et orphelins ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien VIe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 85, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.