Simon, Marguerite, mademoiselle

Biographie


Née le 3 germinal an XIII à Nitry (Yonne), fils de Simon, Edme, manœuvre, et de Joachim, Catherine, son épouse. Domestique. Elle fut atteinte d’un coup de feu à la mâchoire, qui lui brisa cinq dents (dix-sept dents endommagées, selon un certificat médical du docteur Dufour, qui la soigna), alors que, les armes à la main, elle combattait sur la place de Grève. Le rapport de Sensier précisait à son sujet : « Cette femme intrépide se battait contre la garde à coups de couteau de cuisine ; elle voulait encore retourner se battre après avoir été pansée par le docteur Dufour. » Elle fut soignée par le docteur Dufour (voir Dufour, François, Etienne), qui lui délivra, en date du 12 janvier 1831, le certificat suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, médecin et commissaire du bureau de charité du (ancien) IIe arrondissement, demeurant rue Coquenard n° 54, certifie que Mlle Marguerite Simon, demeurant faubourg Poissonnière n° 95, a été blessée dans les journées de Juillet par une balle qui, après avoir traversé la lèvre supérieure, a fracassé la mâchoire supérieure et inférieure avec perte de dix-sept dents ; et que la fille Simon à laquelle j’ai donné mes soins porte une infirmité incurable. En foi de quoi et pour rendre hommage à la vérité, ai délivré le présent. Je dois ajouter que Marguerite Simon a été blessée les armes à la main, sous le feu de l’ennemi. » Elle reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 13 janvier 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la face, de la lèvre supérieure près de la commissure gauche vers l’arcade dentaire de la mâchoire supérieure, dont cinq dents ont été brisées ; blessure guérie mais avec perte de dents et déformations des parties, gêne dans la parole et la mastication. » Elle fut admise dans la 3e classe des blessés et pensionnée de trois cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes de soixante-quinze francs (dont elle n’avait toujours pas en 1832 retiré ni le titre ni les arrérages, et une note de la mairie est ainsi rédigée : « La dame Simon est bien du VIe arrondissement. Il est probable qu’elle est en province. ») et peut-être aussi diverses sommes puisque son apparaît dans la liste nominative du IVe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance. Elle reçut, en tant que blessé mais non décoré, un secours de cinquante francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Le 20 avril 1831, la mairie du Nitry avait délivré un certificat pour attester que ses parents « Edme, Simon, manœuvre, et de Catherine Joachim, son épouse, demeurant à Nitry, sont indigents et ne possèdent rien en bien fond sur le territoire de ladite commune ni ailleurs ». Elle demeurait 95, rue du Faubourg-Poissonnière en 1830-1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 72 ; Rapport de M. Sensier, ancien notaire, commissaire du IIe arrondissement chargé de constater le nombre des victimes et les faits mémorables des glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Paris, imprimerie de Ambr. Firmin Didot, 24, rue Jacob, 1830, p. 29 ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement, p. 102, liste nominative du IVe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 116, liste nominative du VIe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 120, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, VII Répartition des fonds de la souscription nationale, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/76 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 3e classe et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 3e classe et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) VIe arrondissement (sans indication du motif de l’attribution de la rente).

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