Sornet, Benoît
Biographie
Né le 7 mars 1797 à Villers (Rhône). Ancien militaire, établi tonnelier. Il fut blessé au genou. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Le 7 février 1848, dans une « affreuse misère », sans travail depuis quatre mois, il sollicita des secours et reçut cinquante francs. En 1849, la police donnait sur son compte les renseignements suivants : « Marié, sans enfant, […] sans ouvrage et ayant sa belle-sœur à sa charge, il est dans une position précaire et jouit d’une bonne réputation. » Il reçut, à titre de médaillé de Juillet, un secours de soixante francs en 1849, un secours de cinquante francs en 1850, un secours de cinquante francs en 1851. En 1852, il était homme de peine, « dans une position nécessiteuse, et digne d’intérêt » selon les mêmes sources administratives. Il reçut un secours de cinquante francs en 1852, au titre de médaillé de Juillet. En 1855, les mêmes sources précisaient : « Habite depuis douze ans au quai d’Anjou, n° 13 ; depuis six mois il est concierge de ladite maison, aux appointements de deux cents francs par an. Depuis ce temps, il n’exerce plus son état de tonnelier, vu qu’il a des douleurs, ce qui le rend incapable de se livrer à ce travail. Il est marié et sans enfant, sa femme est occupée dans la maison à faire des ménages ; le sieur Sornet fait des courses. Avec ce petit travail et sa place de concierge, ils peuvent vivre, ne devant rien dans son quartier ; dans la maison qu’il habite il est bien considéré sous tous les rapports. Il reçoit toutes les années de S.E Monsieur le Ministre une somme de cinquante francs. L’intérieur est prospère et sans luxe ; c’est un ménage d’ouvrier à l’abri du besoin. » En 1857, toujours concierge, aux gages de deux cents francs par an, il sortait d’être malade pendant trois mois, ce qui avait rendu sa position très précaire ; les mêmes sources administratives ajoutaient : « Le sieur Soret se conduit bien. Il reste étranger à la politique et sa situation le rend digne d’intérêt. » Il mourut vers la fin de l’année 1857 ; sa veuve sollicita un secours. Sornet demeurait 6, rue des Jardins en 1830-1831 ; 13, quai d’Anjou, un loyer de cent quarante francs par an, de 1847 à 1857 ; sa veuve, même adresse en 1858. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 82 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, dossier indemnitaires classés et non classés ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/76 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à 113 décorés, médaillés, blessés ou combattants de Juillet et veuves de Juillet, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant ensemble à la somme de 6495 francs, budget de l’Intérieur, exercice 1849, minute 63-65, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852.