Soudée, Etienne, Louis

Biographie


Né le 3 septembre 1810 à Vaugirard (futur arrondissement parisien). Marchand de vins. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux. En 1831, il était soldat au 65e de ligne. Il reçut quarante francs de secours le 20 juin 1848. En 1849, il était marié à Durand, Aimée, Gabrielle, orpheline de Juillet et fille de Durand, Hubert. En 1853, se présentant comme un ancien caporal du 65e de ligne et « dans une très grande gêne attendu qu’il est chargé de famille et sans occupation depuis longtemps », il disait solliciter des secours pour la deuxième fois seulement depuis vingt-trois ans. Le maire de Sèvres donna sur son compte les renseignements suivants : « Le sieur Soudée a toujours eu la réputation d’être socialiste. Pendant les époques révolutionnaires, il était toujours dans la compagnie des gens dangereux. Arrivé dans le pays avec une mauvaise réputation, après avoir été obligé de quitter le sien où il était cabaretier, il n’a nullement changé de conduite. » Il demeurait 63, rue de Sèvres à Vaugirard en 1831 ; 58, rue du Cherche-Midi en 1848-1849 ; 54, rue Royale à Sèvres en 1853. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, état, en date du 28 août 1831, des citoyens de l’arrondissement de Sceaux, décorés non blessés et appartenant aux différents corps de l’armée, qui n’ont pas encore touché les vingt-cinq francs accordés à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/76 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 86. In Archives nationales F/1dIII/52 dossier Degui, Hubert, un Soudée apostilla le certificat délivré par Pigniet, épicier, demeurant 19, rue de Sèvres à Vaugirard en faveur de Degui, Hubert, Marie et comme quoi ce dernier avait combattu et été blessé d’une balle morte reçue dans l’estomac, le 28 juillet au pont des Arts puis était retourné se battre dès le lendemain à 4 heures, au Louvre, aux Tuileries et à la caserne de Babylone, où il avait reçu une seconde blessure dans la cuisse droite et était tombé de faiblesse et de fatigue. Peut-être s’agit-il de lui ?

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