Sournay, Philippe, Honoré
Biographie
Né vers 1780 à Paris. Compagnon maçon (mais marchand de fruits sans que je sache où j’ai trouvé cette info peut-être dans F/1dIII/76 ?), époux de Duprat, Marie, Françoise, tuée le 28 juillet près du tourniquet Saint-Jean, on était sans nouvelle de lui après les trois jours. Il n’avait toujours pas reparu à son domicile en 1831. Le 18 août 1830, devant le commissaire de police du quartier de l’île Saint-Louis, comparurent : Boquet, Pierre, Désiré, commissionnaire, demeurant 18, rue Regrattière ; Mayence, Etienne (sic), commissionnaire, demeurant 18, rue Regrattière ; Deloi, René ou Delor, René, chocolatier, demeurant 3, rue de la Femme-sans-Tête. Ils déclarèrent « qu’il est à leur connaissance que le sieur Sournay, Philippe, Honoré, compagnon maçon, qui demeurait rue Regrattière n° 18, avec son épouse et la dame veuve Nord, sa belle-mère, qu’il soutenait par son travail, est sorti le 28 juillet dernier dans la matinée de sa demeure, manifestant l’intention d’aller combattre pour la cause nationale ; que l’un d’eux, le sieur Boquet, l’a vu le même jour à 11 heures du matin, sur la place de Grève, cherchant à se procurer des armes ; que, depuis ce moment, aucun des déclarants ne l’a plus revu et que ledit Sournay n’a plus reparu à son domicile ; que la dame veuve Nord, sa [belle-] mère, qui dans la fatale journée du 28 a eu la douleur de perdre sa fille (femme dudit sieur Sournay), qui a été frappée par une balle rue du Martrois, a fait inutilement toutes les recherches nécessaires et notamment à la morgue ainsi que dans les divers hôpitaux de Paris pour découvrir ce qu’a pu devenir ledit sieur Sournay, son gendre ; enfin que cette malheureuse veuve est réduite à la plus complète indigence par la double perte qu’elle vient d’éprouver de son gendre et de sa fille, qui étaient ses seuls soutiens. » Des recherches furent faites infructueusement à la morgue et dans les hôpitaux. Archives nationales F/1dIII/54 in dossier Duprat, Marie, Françoise, F/1dIII/76.