Soutumier, Auguste, Jean
Biographie
Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était alors garde municipal à la 3e compagnie, 2e bataillon, caserné aux Minimes, et, le 6 septembre 1831, et expliquait dans sa lettre : « […] Jusqu’à ce moment je n’ai rien sollicité. Je laisse à votre justice à prononcer sur la part que je pourrais avoir aux honneurs ou bienfaits accordés à ceux qui ont exposé leur existence pour reconquérir nos libertés. J’ai l’honneur de vous [faire] observer que j’ai fait partie de la garde mobile depuis la formation jusqu’à son licenciement, où je suis entré dans la garde municipale […]. » Il joignait à sa demande le certificat ci-joint, qui, écrivait-il, lui avait été délivré par ses concitoyens « sans l’avoir sollicité ». Ce certificat était ainsi rédigé : « Nous certifions que le sieur Auguste, Jean Soutumier s’est trouvé le 27, 28 et 29 et le 30 juillet 1830 à rester dix heures en faction près la rue du Four près et dans celle Saint-Honoré afin de maintenir le bon ordre. Il a été admiré de tous ceux qui l’ont vu et qui ont été témoins de la manière avec laquelle il a agi avec ses concitoyens. » Signé, le 13 septembre 1830 : Midant (mais sans doute Bidant, Pierre, Marie, Philippe en fait ?), négociant, demeurant 78, rue Saint-Honoré ; Lebelle, coiffeur, demeurant 101, rue Saint-Honoré ; Chatelier, demeurant 76, rue Saint-Honoré ; Krop, demeurant 105, rue Saint-Honoré ; Lasne, demeurant 97, rue Saint-Honoré ; Chappron, mercier, demeurant 103, rue Saint-Honoré ; Gille Bidaut, négociant, demeurant 50, rue Saint-Honoré. Il demeurait à la caserne des Minimes en 1831. Archives de la préfecture de police AA 414.