Tardieu, Jules, Romain
Biographie
Né le 28 janvier 1805 à Rouen (Seine-Maritime), fils de Tardieu, Jean, Charles, peintre d’histoire et de genre. Libraire, entré en 1822 dans la librairie d’Augustin Renouard. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Sa médaille lui fut délivrée le 27 juin 1831 et son brevet le 10 septembre de la même année. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Nous empruntons au Bulletin du bibliophile belge la notice biographique suivante : « […] Libraire-éditeur. […] Auteur d’un grand nombre de rapports sur des questions de propriété littéraire, adressés soit à la Société pour la défense de la propriété littéraire et artistique (section du Cercle de la librairie), soit au nom de cette Société à M. le ministre des Affaires étrangères de France. M. Jules Tardieu a publié sous le pseudonyme de J. T. de Saint-Germain : Pour une épingle, légende, Paris, 1857. gr. in-l8. Reproduit avec l’autorisation de l’auteur par le Journal des demoiselles. Il en a été publié deux éditions tirées ensemble à 5.000 exemplaires. Il a été traduit en anglais, en allemand. en suédois, en italien et en espagnol. L’Art d’être malheureux, Paris, 1857, in-18°. Mignon, Paris, 1857, in-18. Reproduit avec l’autorisation de l’auteur par le Journal des demoiselles. La Feuille de Coudrier, Paris, 1858, in- 18°. Avant de publier cet ouvrage en volume dans la collection à laquelle M. Jules Tardieu a donné son nom, il l’a publié dans l’Univers illustré. M. Quérard, dans ses Supercheries littéraires, t. II, p. 611, mentionne une Lettre nouvelle aux éditeurs de Paris, sur la création d’une institution du crédit pour la librairie, par un Libraire-éditeur (M. Jules Tardieu), Paris, 1848, in 8°. M. J. Tardieu a écrit une notice sur la vie de A. A. Renouard, le doyen des libraires français, insérée dans le Journal de la librairie, Paris, décembre 1853. » Il mourut le 20 juillet 1868. Il était aussi l’auteur de : Lady Clare (1858) ; L’Art de lire les fables (1859) ; les Roses de Noël (1859) ; Pour parvenir (1861) ; Le Châlet d’Auteuil (1862) ; Dolorès (1864) ; La Turbotière (1865) ; Les Trente-Six Volontés de mademoiselle (1866) ; Les Extrêmes (1866), etc. Il était le frère du littérateur, Tardieu, Alexandre. Tardieu demeurait 5, rue Garancière en 1830-1831 ; 13, rue de Tournon en 1859. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement, idem Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Bulletin du bibliophile belge, publié par F. Heussner, sous la direction de A. Scheler, tome XV, (2e série, tome VI), Bruxelles, Heussner, 1859, p. 237 ; Dictionnaire universel des contemporains, Vapereau, volume 2, p. 1726.