Tellier ou Telliez, Jean-Baptiste, Aimé

Biographie


Né vers 1780 à Lille (Nord). Lillois en 1807, sergent de grenadiers à la 4e cohorte de Lille, il s’installa à Paris vers 1814. En 1830, il était garde national à la 2e compagnie du 4e bataillon de la Xe légion de la garde nationale. En 1834, il sollicita des secours, avançant qu’il avait, en juillet 1830, eut le malheur d’être « grièvement blessé à l’épaule [par la chute d’une masse inconnue, N.D.A.] et d’être incendié chez lui après cette blessure, ce qui a été la cause de sa ruine comme ancien fabricant de papiers peints », qu’il était resté plusieurs mois à l’hôpital, qu’il avait été envoyé aux eaux de Bourbonne mais que depuis lors sa santé était toujours « languissante » et l’empêchait « de pouvoir se livrer à des travaux au-dessus de ses forces ». Il joignait à sa demande un certificat du docteur Devergie, qui attestait qu’il était resté environ six mois à l’hôpital du Val-de-Grâce, pour y être soigné des vives douleurs à l’épaule que sa blessure reçue pendant les journées de Juillet avait occasionnées. Le préfet de la Seine donna sur son compte les renseignements suivants : « Le sieur Tellier, qui se dit ancien officier non pensionné, prétend avoir combattu dans les journées de Juillet et ne justifie cette assertion en aucune manière. Il ne figure sur aucun des états dressés par la Commission des récompenses nationales, ni comme combattant ni comme blessé ; il prétend avoir été retenu très longtemps dans un hôpital et n’avoir pu former sa réclamation en temps utile. Au reste, cet homme est dans le dénuement le plus complet et sa détresse a porté M. le maire du (ancien) VIIIe arrondissement, qui me fournit ces renseignements, à solliciter plusieurs fois en sa faveur quelques petits secours. » Le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « Ne demeure plus rue Culture-Sainte-Catherine, n° 28. On ignore quel est son domicile actuel. Sa réputation dans ce quartier est assez mauvaise ; il mène, assure-t-on, une conduite déréglée et tous les secours qu’il a déjà reçus ont été employés à satisfaire ses penchants vicieux. Il n’exerce aucune profession. » Il demeurait à Paris depuis 1814 ; 47, rue de Seine en 1830 ; 28, rue Culture-Sainte-Catherine en 1834. Archives nationales F/1dIII/77 ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Viray fils.

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